Emile, Gustave, Joseph LHOPITEAU / Avocat à Paris / Président du Conseil Général d’Eure-et-Loir / Sénateur d'Eure et Loir / Ministre de la Justice
Nous cousinons avec des Cousins Célèbres
Gustave Lhopiteau appartient à la deuxième génération des républicains en Eure-et-Loir et participe en 1885 à la fondation du Comité Démocratique Républicain d’Eure-et-Loir, l’ancêtre de la fédération radicale. Elève du lycée de Chartres il s’inscrit au barreau après des études de droit à Paris et revient exercer à Chartres des fonctions d’avoué en 1885. Conseiller général de Maintenon en 1892 il est élu député de Chartres en 1893 sous l’étiquette de républicain radical. Siégeant au groupe de la Gauche radicale à la Chambre, il sera réélu en 1898, 1902, 1906, 1910, avant d’être élu sénateur en 1912 puis 1921.
Dès 1898, il succède à Pol Maunoury comme directeur politique du journal Le Progrès d’Eure-et-Loir et devient le leader du parti républicain en Eure-et-Loir. Partisan des gouvernements de défense républicaine lors de l’Affaire Dreyfus, puis soutien du Bloc des Gauches en 1902, il vote la liberté d’association en 1901, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la loi militaire de 1905, les lois scolaires des radicaux, l’impôt progressif sur le revenu proposé par Caillaux et, plus classiquement, les aides agricoles comme les restrictions au libre-échange.
Président du Conseil général en 1907, il est confronté à chaque élection aux attaques des candidats de la droite soutenue par La Dépêche d’Eure-et-Loir, mais devient plus modéré à partir de 1910 et se rapproche de Paul Deschanel, à l’occasion de l’Union Sacrée en 1914.
En 1919, il soutient la liste Deschanel-Maunoury qui regroupe les modérés et une partie des radicaux, mais perd le contrôle du journal Le Progrès, dont s’empare le vaincu de 1919 : Maurice Viollette. Privé de journal, Gustave Lhopiteau perd en même temps le contrôle de la « machine électorale » radicale et celui des réseaux d’élus-militants qui s’y rattache.
En 1920, il est alors évincé de la présidence du Conseil général par Viollette, échec largement compensé par sa nomination comme ministre de la Justice, garde des Sceaux dans les cabinets Millerand en 1920, puis Georges Leygues. Il ne se représente pas aux sénatoriales de 1930 et quitte la scène politique après 37 ans de vie parlementaire.
Décédé le 3 octobre 1941 (vendredi) - Chartres / Eure-et-Loir / Centre-Val de Loire / France, à l'âge de 81 ans.

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