Joseph Jacques PÉRICARD / Journaliste / Ecrivain

Nous cousinons avec des Cousins Célèbres


Joseph Jacques PÉRICARD / Journaliste / Ecrivain.

Fils de PÉRICARD Thomas et de Jeanne, Alexandrine MASSET

Il effectua son service actif au 90e Régiment d'infanterie. Réserviste au 62e régiment d'infanterie territoriale en 1914, il est versé sur sa demande dans une unité d'active, le 95e RI, en octobre 1914. D'abord adjudant, il est nommé sous-lieutenant le 24 mai 1915, pour sa bravoure au Bois-Brûlé où il a crié « Debout les morts ! » le 8 avril2. Ce cri est devenu célèbre par la suite. Il a publié de nombreux ouvrages sur la bataille de Verdun. « Qui n’a pas combattu à Verdun, ne connaît pas la misère », affirme-t-il dans Verdun 1916.

On lui doit également plusieurs romans autobiographiques inspirés de sa vie de soldat. Pour l'ancien soldat et historien Jean-Norton Cru (1879-1949), l'œuvre de Péricard n'est que pure affabulation : « Une collection d'anecdotes fantaisistes dont l'auteur souligne le caractère imaginaire par le ton humoristique de son style »3.

Après la guerre, Péricard, employé à l'agence Havas, se présente comme le porte-parole des anciens combattants. Il propose en 1921 de ranimer chaque jour la flamme du soldat inconnu. Catholique pratiquant, il est président de la DRAC (Ligue des Droits des Religieux Anciens Combattants). Il collabore aussi à différents journaux (L’Intransigeant, L'Ouest-Éclair, Le Bien public, Le Salut public). En 1922, il lance une publication annuelle, lAlmanach du combattant, qui perpétue le souvenir de la Grande Guerre et défend les droits des anciens combattants. L’Almanach sera encore publié en 1993, après une interruption pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les initiatives de Péricard en faveur des anciens combattants et son engagement pour les valeurs patriotiques le mèneront à cultiver un nationalisme de plus en plus militant. En novembre 1927, il est nommé président d'honneur de l'association des Croix-de-Feu, fondée par Maurice d'Hartoy, qui regroupait à l'origine les titulaires de la Croix de Guerre, et qui, à partir de 1929, deviendra une ligue nationaliste et paramilitaire sous la direction du colonel de la Rocque.

En 1940, son appartement de Saint-Germain-en-Laye est perquisitionné, et c'est sans doute à cette occasion que disparaissent les matrices de la plupart de ses ouvrages, censurés par les autorités allemandes. En 1940, il devient vice-président de la Légion française des combattants créée par le régime de Vichy.

Tué par des maquisards communistes (ou tué sous les tirs accidentels de soldats allemands lors d'un barrage routier) le 18 mars 1944, il a droit à des obsèques officielles auxquelles assiste en personne le maréchal Pétain.




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