Paul Le Gendre médecin français.

Nous cousinons avec des Cousins Célèbres


Fils de VIOLLETTE Louise, Victoire, Inès et de Pierre, Benjamin LE GENDRE

Paul Le Gendre est un médecin français.

Paul Le Gendre est élevé par Mlle Esnestine Levallois, gouvernante. Il est le père de plusieurs enfants et le beau-frère de Gustave Lanson. Durant ses études, il se lie avec le Dr Henninger, agrégé de chimie de la Faculté de Médecine, avec Guyon et avec Bouchard.

Paul Le Gendre fait de brillantes études de lettres au lycée Louis-Le-Grand à Paris. Lauréat du concours général, il obtient, en 1870, le baccalauréat ès lettres. Il s'oriente d'abord vers l'École Normale, lorsque, avec la guerre de 1870, il soigne des blessés à l'Hôpital maritime de Rochefort. Avant de rentrer à Paris après dix mois de mobilisation, il doit soigner les blessés de la Commune. Il souhaite alors devenir médecin de la marine mais sa famille s'y oppose. Après avoir obtenu son baccalauréat ès sciences restreints, il entre donc à la Faculté de médecine de Paris. Esprit curieux, il assiste également à des leçons au Muséum, au Collège de France, a la Sorbonne, et même à l'École de Droit. En 1873, sur les conseils de Guyon, il aborde le concours de l'externat mais, n'arrivant pas à maîtriser son émotivité, il échoue. Il rejoint l'Association d'instruction et d'éducation populaires et donne des conférences. Lors de l'une d'elle, au moment de l'inauguration du lycée Lakanal, il attire l’attention de Paul Bert, qui l'engage à la publier avec une préface de lui. Donnant des leçons à quelques élèves particuliers et dans diverses institutions, il en profite pour préparer les deux derniers examens devant le conduite à sa thèse. En 1878, cinq ans après son premier échec, il obtient le concours d'externat. Il est interne des hôpitaux de Paris en 1881 et entre, en janvier 1882, à la Salpêtrière comme interne de Legrand du Saulle. Il soutient sa thèse en 1886 sur la Dilation de l'estomac et fièvre typhoïde, sur les conseils de Bouchard pour lequel Paul Le Gendre a publié ses leçons de pathologie et de thérapeutique générales, en deux volumes.

Paul Le Gendre est médecin des hôpitaux en 1891, à vingt-neuf, après une prolongation de sa scolarité. Il entre comme chef de service à Aubervilliers en 1895, passe par la Maison Dubois, puis par l'Hôpital Tenon de 1897 à 1901. Il termine sa carrière à Lariboisière de 1902 à 1909. Durant la Première Guerre mondiale, bien qu'il soit âgé de soixante ans, il est envoyé comme médecin-chef à l'hôpital de la Flèche. Cependant, il est pris d'hémoptysies importantes et il retourne à Paris, où il dirige, rue de la Glacière, un hôpital consacré aux officiers serbes, en même temps que son service de Lariboisière. Il est, en outre, chargé du triage des suspects dans un secteur de Paris. La mort de son neveu, le fils de Gustave Lanson l'affecte beaucoup et les hémoptysies réapparaissent. Il doit donc renoncer à ses fonctions. Puis, Paul Le Gendre souffre de trouble de la vue et est accablé par la mort de Gustave Lanson.

Médecin honoraire des hôpitaux, il est aussi membre de la Commission supérieure des maladies professionnelles au ministère du Travail. Effrayé des ravages causés par la tuberculose, il est un de ceux qui cherchent les moyens de la prévenir. Avec Landouzy, Letulle, Faisans, Merklen, Brissaud et Sersiron, il participe a la fondation de sanatoriums dans la région parisienne. Il devient également vice-président de la Ligue contre la tuberculose par l'éducation populaire. Il est également un des fondateurs de la Ligue française d'Hygiène scolaire.

Paul Le Gendre participe activement au journalisme médical. En 1880, simple externe des hôpitaux, il est présenté au Cézilly, fondateur du Concours Médical, qui le charge de faire pour chaque numéro un article de vulgarisation scientifique. Puis, il en devient secrétaire général. Il est également appelé à l'Union Médicale, collabore à la Gazette Hebdomadaire, au Journal des Praticiens. Par ailleurs, il publie de nombreux ouvrages médicaux, parmi lesquels Le médecin dans la société contemporaine, Déontologie et technique professionnelle, La vie du médecin, Guide de l'étudiant et du praticien, Un médecin philosophe, Bourchard, sa vie, son Œuvre et son temps. Il est également l'auteur d'ouvrages variés, montrant les facettes de son esprit : Essais sur les officiers de santé aux armées de la nation et de l'Empire, Goethe et les sciences médicales, ses opinions en médecine et ses maladies, L'École médicale de Vienne en 1848, etc.

Paul Le Gendre est un passionné de musique, admis à la Société musicale "la Trompette" durant ses études. A cette même période, ses relations sont variées, qu'elles soient brèves et fréquentées. En effet, dans le livre où il rappelle ses souvenirs du quartier latin, on y voit les noms de Paul Bourget, de Richepin, de Paul Bert, de Maurice Bouchor, de Raoul Ponchon, d'artistes de la Comédie Française ou de l'Opéra et ceux de quelques étrangers de passage à Paris. Il l'auteur de deux ouvrages de poésie.

Paul Le Gendre est un pionnier, avec Lepage, en ce qui concerne l'enseignement de la déontologie.

À l'Académie nationale de médecine, Paul Le Gendre est élu membre associé libre de l'Académie de médecine le 3 mai 1921.



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