Nous cousinons avec des Cousins Célèbres
Fils de SEDILLOTMarie, Françoise et de Jacques, Guillaume LE BEGUE. Son parrain LE BEGUE Jacques, Louis son frère. Sa marraine Marie, Louise ALEXANDRE sa cousine.
Élève de l’École royale du génie de Mézières, Louis Du PORTAIL précède La FAYETTE en Amérique, est nommé colonel des ingénieurs américains le 8 juillet 1777, conseiller tactique de Washington. Du PORTAIL devient major général, et est le fondateur du corps du génie américain. Il revient brigadier des armées du roi et est nommé maréchal de camp en 1788. Chargé de l'instruction des troupes napolitaines, il est de retour en France au début de la Révolution.
Ancien élève de l'École du Corps royal du Génie de Mézières, venant tout juste d'achever la rédaction d'un texte de réorganisation du Corps royal du Génie, il mène avec B. Franklin qui a demandé l'accord de Louis XVI,les tractations qui vont le conduire avec trois autres officiers choisis par lui à apporter leur compétence au Congrès des États-Unis. Promu au grade colonel dans le Génie américain, il réclamera d'être promu "Brigadier Général" afin de donner le poids nécessaire à ses conseils. Il se révèle non seulement un excellent technicien de son Arme lors de la campagne de Pennsylvanie, mais se fait surtout remarquer par ses talents de stratège lors des premiers conseils de guerre auxquels il participe. Washington se rangera à ses conseils, en fera son chef d'opérations combinées lors des opérations décisives menées avec Rochambeau et De Grasse jusqu'à la victoire de Yorktown.
G. WASHINGTON lui demandera de proposer l'organisation du temps de paix du "Corps of Engineers" qu'il avait demandé, organisé et commandé. La FAYETTE deviendra son fidèle admirateur et ami, et le recommandera chaleureusement au Roi. Aux États-Unis le prestige, obtenu par Du PORTAIL et par ceux qu'il a commandés ou qui lui succéderont, est toujours vivace ; On évoque le "Father of Engineers" , la devise du "Corps of Engineers" qui figure sur les boutons et les écussons est "Essayons" et le vocabulaire de fortification est le nôtre. En France, ses éminents services aux États-Unis lui vaudront des postes de commandement ou d'État-Major où il se fera remarquer tant par ses qualités d'organisateur que de chef. Il deviendra le Ministre de la Guerre de la Constituante, grâce à La FAYETTE.
La protection de La FAYETTE lui vaut d'être nommé ministre de la Guerre, le 10 octobre 1790. Il a été membre au Club des Jacobins . Il est attaqué de tous côtés. Les royalistes lui font grief de tolérer l'indiscipline dans l'armée, d'avoir laissé les clubs et sociétés patriotiques s'installer dans les casernes, d'avoir produit des circulaires contre l'émigration. Les révolutionnaires lui reprochent d'avoir laissé les frontières sans garnisons et sans défenses suffisantes. Il aura marqué son passage, par une ordonnance du ministre de la Guerre, en date du 1er janvier 1791, abolissant les noms d’Ancien Régime des régiments. Dans le but de rationaliser le système, et de la volonté de faire table rase du passé, les régiments se voient attribuer un simple numéro qui correspondait au rang qu’ils occupaient depuis le 25 mars 1776. Il est violemment attaqué en novembre 1791 par Georges COUTHON et Charles François DELACROIX et doit donner sa démission le 3 décembre 1791.
Envoyé avec un commandement en Lorraine, il est pris à partie après le 10 août 1792 par l'abbé Fauchet qui obtient sa mise en accusation. Louis Du PORTAIL parvient à se cacher à Paris et à émigrer en 1794 vers les États-Unis. Mathieu DUMAS demande en vain en juin 1797 sa radiation de la liste des émigrés. Ce n'est qu'après le 18 brumaire an VIII qu'il est autorisé à rentrer en France. Il meurt sur le bateau qui le ramène le 12 août 1801.
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