Elisabeth BORNE Haute fonctionnaire et femme politique française

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Élisabeth Borne, née le 18 avril 1961 dans le 15e arrondissement de Paris, est une haute fonctionnaire et femme d'État française.

Polytechnicienne, ingénieure générale des ponts et chaussées, préfète de la région Poitou-Charentes de 2013 à 2014 puis directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie de 2014 à 2015, elle est présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de 2015 à 2017.

Longtemps proche du Parti socialiste, elle rejoint La République en marche dès la première campagne présidentielle d'Emmanuel Macron puis est nommée ministre chargée des Transports en mai 2017 dans le premier gouvernement Édouard Philippe, sous la première présidence d'Emmanuel Macron. En juillet 2019, elle est nommée ministre de la Transition écologique et solidaire, en remplacement de François de Rugy, démissionnaire. Elle est nommée l'année suivante ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion dans le gouvernement Jean Castex. Elle rejoint le parti Territoires de progrès courant 2020.

Le 16 mai 2022, à la suite de la réélection d'Emmanuel Macron, elle est nommée Première ministre, devenant la seconde femme à occuper ce poste dans un gouvernement français, trente ans après Édith Cresson.

Élisabeth Borne naît le 18 avril 1961 dans le 15e arrondissement de Paris du mariage de Joseph Borne, né Bornstein1 (1924-1972) à Anvers en Belgique, et de Marguerite Lescène (1920-2015), pharmacienne à Livarot dans le Calvados. Le père de cette dernière, Marcel Lescène (1892-1956), également pharmacien, est maire de Livarot de 1938 à 1945 et de 1947 à 1953. En 1950, Joseph Bornstein, jusqu'alors apatrid résistant rescapé des camps de concentration nazis d'Auschwitz et de Buchenwaldc, obtient la nationalité française. Il reprend le nom de Borne, son nom de guerre figurant sur ses faux papiers. Après la Seconde Guerre mondiale, Joseph et Marguerite Borne dirigent un laboratoire pharmaceutique dans le 15e arrondissement de Paris. Après le suicide de son père en 1972 alors qu'elle n'a que 11 ans, Élisabeth Borne devient pupille de la Nation, ce qui lui permet d'obtenir une bourse d'étude. Élisabeth Borne a une sœur prénommée Anne-Marie.

Le 30 juin 1989, Élisabeth Borne épouse Olivier Allixd à Lésigny en Seine-et-Marne. De cette union naît en 1995, un garçon, Nathan. Le couple divorce le 17 décembre 2008.

Élisabeth Borne, après des études à l'institution de la Providence à Paris, est élève au lycée Janson-de-Sailly (1977-1981), où elle passe son baccalauréat puis deux années de classes préparatoires aux grandes écoles. À la suite du concours, elle intègre l'École polytechnique (promotion 1981), et en sort dans le corps des ponts et chaussées. Elle obtient le diplôme d'ingénieur de l'École nationale des ponts et chaussées en 1986 et le Master of Business Administration (MBA) du Collège des ingénieurs. Au sein du corps des ponts et chaussées, elle est promue au grade d'ingénieur en chef en 1998 puis au grade d'ingénieur général le 1er février 2007.

Elle commence sa carrière en 1987, quand elle intègre le ministère de l'Équipement auprès de Pierre Méhaignerie, avant de rejoindre la direction régionale de l'Équipement d'Île-de-France en 1989. Au début des années 1990, elle est conseillère au ministère de l'Éducation nationale auprès de Lionel Jospin puis de Jack Lang. Après un passage chez Sonacotra (renommée Adoma en 2007) en tant que directrice technique, elle rejoint en 1997 le cabinet de Lionel Jospin à l'hôtel de Matignon comme conseillère technique chargée des transports pendant cinq ans.

En 2002, elle est nommée directrice de la stratégie de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), puis rejoint la société Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions. De 2008 à 2013, elle est directrice générale de l'urbanisme à la mairie de Paris sous le mandat de Bertrand Delanoë. En février 2013, elle est nommée préfète de la région Poitou-Charentes et préfète de la Vienne ; elle est la première femme à occuper ce poste. Élisabeth Borne en 2015, avec notamment Vincent Bolloré et Nicolas Beytout.

De 2014 à 2015, elle est directrice du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie. À ce poste, elle mène, conjointement avec Alexis Kohler, alors directeur de cabinet d'Emmanuel Macron au ministère de l'Économie, les discussions d'un groupe de travail parlementaire sur les autoroutes faisant suite à plusieurs rapports de la Cour des comptes, du Sénat, de l'Assemblée nationale et de l'Autorité de la concurrence critiquant « la rentabilité exceptionnelle » des autoroutes « assimilable à une rente » ; selon Radio France, Élisabeth Borne et Alexis Kohler « font passer un message assez clair : d'après eux, la marge de manœuvre de l'État avec les sociétés d'autoroutes est très mince ».

Dans le même temps, Élisabeth Borne et Alexis Kohler négocient le protocole d'accord signé en avril 2015 entre l'État et les sociétés concessionnaires d'autoroutes dont le contenu n'est rendu public qu'en 2019, après recours devant le Conseil d’État, qui allonge jusqu'à six ans les concessions accordées aux groupes privés et élabore un rattrapage tarifaire qui se traduit par un surcoût de 500 millions d'euros pour les usagers, selon les calculs de l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER). En 2019, le cabinet d'Élisabeth Borne affirme que l'annonce, en décembre 2014, par Ségolène Royal, d'un gel des tarifs des péages, contrairement aux accords prévus avec les sociétés d'autoroutes, a « introduit une dernière ligne droite de négociations très dures et une position très défavorable pour l'État », mais considère que l'accord est « sans conteste positif puisqu'il a permis d'éviter à l'État des procédures de litiges qui lui auraient immanquablement été défavorables » et de « rééquilibrer [les] relations contractuelles [de l'État] avec les sociétés concessionnaires ».

Le 1er mai 2015, elle succède à Pierre Mongin à la tête de la Régie autonome des transports parisiens (RATP). Le 11 mars 2016, elle annonce sur RTL le recrutement de « 3 000 nouveaux collaborateurs » au cours de l'année 2016 au sein de la RATP . Elle est remplacée le 2 août 2017 par Catherine Guillouard.



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