Georges Alphonse de La Fouchardière Journaliste français

Nous cousinons avec des Cousins Célèbres


Georges Alphonse de La Fouchardière, fils de CONTY Marie, Gabrielle et de Delphin, Arthur de LA FOURCHARDIER, né le 1er février 1874 à Châtellerault (Vienne) et mort le 10 février 1946 à Saint-Brieuc (à l'époque Côtes-du-Nord, dorénavant Côtes-d'Armor), est un journaliste au Canard enchaîné (créateur de la « Chronique du Bouif »), à L'Œuvre, ainsi qu'auteur de plusieurs ouvrages littéraires, notamment La Chienne, un récit adapté au cinéma par Jean Renoir sous le même titre et par Fritz Lang (La Rue rouge). . 

D'origine poitevine, il est le fils de Delphin Arthur de La Fouchardière (1846-1923), avocat, et de Gabrielle Conty (1854-1939), sœur du diplomate Alexandre-Robert Conty. Il est le père d'Annick (Madame Jean-Jacques Schwing) et de Guy. Son arrière petit-fils Mathieu de la Fouchardière est auteur de bande dessinée sous le nom Mattt Konture. Il est également le grand-oncle de Pierre de La Fouchardière.

Georges de la Fouchardière est Licencié ès lettres après des études au collège Stanislas à Paris. Il est également diplômé des Hautes Études Commerciales en 1901. Il raconte à Frédéric Lefèvre, dans un entretien en 1930, comment la chanson Montmartre, en 1905, le tira d'un emploi de bureaucrate qu'il occupait depuis 1895 dans une grande banque parisienne. Il fait ses débuts à Paris-Sport de Louis Aubineau en 1908, puis à La Liberté en 1909, avant de collaborer à L'Œuvre en 1916.

Il anime dans Paris-Sport une chronique fantaisiste chaque semaine. Il collabore pendant la Première Guerre mondiale au journal La Vague de Pierre Brizon. Il rejoint le Canard enchaîné en 1916, où il devient chroniqueur. Il y crée un personnage quasi-légendaire : Alfred Bicard dit « Le Bouif ». Il rejoint le journal Le Merle blanc en 1920. Il revient par la suite au Canard enchaîné, dont il sera renvoyé par Maurice Maréchal en 1934, pour avoir défendu le préfet de police Jean Chiappe après sa mise à pied par Daladier. Il écrit pendant la Seconde Guerre mondiale dans Paris-Soir, L'Œuvre et La Semaine.

En 1927, l’humoriste, découvrant le nom de la rue André-Pascal, dans le 16e arrondissement de Paris, s’exclame : « Rue André Pascal ? Mais c’est une erreur, Pascal, le grand Pascal, s’appelait Blaise ! », et se rend sur place en compagnie de 300 à 400 personnes dans l’intention d’en changer le nom, invitant d’ailleurs le baron Henri de Rothschild, André Pascal de son nom de plume, à assister à la cérémonie de baptême. Mais ce dernier, goûtant peu la plaisanterie, demande aide et protection au préfet de police Jean Chiappe et la cérémonie tourne court.

En littérature, plusieurs de ses œuvres sont des romans humoristiques qu'il écrit en collaboration, dont Le Diable dans un bénitier (1898) et Le Bouif chez mon curé (1928), avec Clément Vautel. Certains d'entre eux sont des romans policiers humoristiques, souvent teintés d'humour noir, notamment La Machine à galoper (1910) et Le Crime du Bouif (1914), qui « débute avec la découverte du cadavre d'un homme écorché et décapité, perché dans un arbre, près d'un champ de course parisien », ou encore La Grande Rafle (1929), une « parodie manifeste des romans de mystère chers à Gaston Leroux ».

Dans le genre policier, il est aussi connu pour avoir écrit un texte plus grave, La Chienne (1929), où un simple employé tue la prostituée dont il est tombé amoureux parce qu'elle se moque de lui, un récit adapté au cinéma par Jean Renoir sous le même titre en 1931, puis par Fritz Lang, sous le titre Scarlet Street (en français La Rue rouge), en 1945.

Cité à plusieurs reprises par François Mitterrand lors de l'émission littéraire Apostrophes en juillet 1975, Georges de la Fouchardière est surtout un écrivain satirique et polémique très réputé dans la première moitié du XXe siècle. De conviction anarchiste et profondément pacifiste, il est en son temps un adversaire endurci du clergé, de l'armée et du militarisme.



 

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