Brétigny-sur-Orge / Quartier Saint-Pierre
Ce Charles LAZARDEUX (1842) est un jour monté sur Plessis Pâté (Essonne) comme cela se produisait souvent au début du 19ème siècle; il y travailla comme domestique puis manouvrier et y rencontra Louise Eugénie GALLOT journalière veuve de Joseph DELION et s’y maria en 1874 toujours à Plessis-Pâté. Louise Eugénie GALLOT est née en 1840 à Plessis-Pâté est décédée à Brétigny-sur-Orge sur Orge en 1926 et fille d’un cultivateur de Echarcon (Essonne) de Jacques Michel GALLOT et de Marie, Charlotte ROUSSEAU. Résidants par la suite au 4, rue Sainte Geneviève à Brétigny-sur-Orge à coté de l'église Saint-Pierre.
Les premiers textes connus mentionnant Brétigny sont du XI° siècle, ils sont contenus dans le Cartulaire de Notre-Dame de Paris(1). Avant la Révolution la commune était composée de deux paroisses, celle de Saint-Philibert et celle de Saint-Pierre. L'église datée de XI° siècle a subi comme beaucoup de lieu du culte les outrages de l'histoire, mais la générosité des seigneurs de Brétigny fit qu'elle put après chaque épreuve être remise en état et retrouver son rôle de pôle spirituel.
L'église, bâtie sur une colline, domine toute la Vallée de l'Orge, ce qui a inspiré une envolée lyrique relevée dans un ouvrage sur les environs de Paris, qui date du début du siècle dernier, dont le nom de l'auteur n'a hélas pas été noté, qu'il nous pardonne. Il nous décrit le panorama tel que l'on peut admirer à cette époque depuis le site où se trouve l'église :
"Le tableau qui de son seuil, se déroule sous nos yeux, est un de ceux dont l'étendue ,dont la couleur captive, dont la variété charme. C'est encore une fois, mais qui songe à le regretter ? la vallée avec ses collines lointaines, ses bouquets d'arbres, ses frais ruisseaux, ses fermes, ses moulins, ses plaines que tachent après la moisson les cônes bruns des meules dorés au faite par les rayons du soleil."
Constituée à l'origine d'une mosaïque de hameau Fresne, Les Cochets, Cossigny ..... L'abbé Lebeuf nous dit au sujet de Brétigny : "tous les lieux principaux et hameaux des deux paroisses de Brétigny, aident à former plusieurs fiefs, dont trois d'abord relèvent du Roi à cause de son château de Montlhéry, les autres relevant de Vaugrigneuse et de l'évêque de Paris".
Ce qui est considéré comme le château actuel, après être passé entre plusieurs mains subit les outrages du temps et se dégrade peu à peu. Il faut attendre 1708 pour que son propriétaire du moment Timoléon de Damoressant entreprenne des travaux de rénovation. Le château devint en par la suite la propriété des frères de la Doctrine chrétienne de Passy. Il est actuellement propriété du département de l'Essonne.
En 1796 les frères Tollard ouvrent un magasin de graineterie quai de la Messagerie, les affaires ne sont pas très florissantes. Le rachat de ce commerce par Lucien Clause en 1891 va redonner un essor imprévisible à cette modeste entreprise en effet, le nouveau propriétaire rêve de remplacer les méthodes empiriques de la production des graines par d'autres ayant une rigueur plus scientifique. Il baptise sa marque "Graines d'élite Clause" et se lance dans leur culture à Brétigny avec le succès que nous lui connaissons. Les Etablissements Clause, par leurs recherches, ont participé, de même que d'autres établissements de la région, à l'amélioration des semences destinées à l'agriculture et au jardinage.
Le haricot Chevrier est une des spécialités la plus connue de la région. La célèbre foire aux haricots d'Arpajon a contribué pour beaucoup à faire la renommée de ce vénérable et noble légume.
Un promeneur curieux ayant un jour cherché à connaître l'origine du nom de ce haricot, il s'adressa à un cultivateur du crû et l'interrogea. Ce dernier lui dit que ce nom devait venir du goût particulier qu'auraient les chèvres pour cette sorte de papilionacée. Notre promeneur sentant la plaisanterie n'insista pas, rechercha la vérité ailleurs et la trouva.
Cette variété de haricot a été découverte par hasard par un cultivateur de Brétigny-sur-Orge ayant pour nom Gabriel Chevrier. Un certain jour notre homme qui cultivait les flageolets comme tous les cultivateurs de la contrée, déposa de la paille sur une parcelle de champ où se trouvaient encore des flageolets nouvellement arrachés. Cinq ou six jours après lorsqu'il vint enlever la couche de paille, il s'aperçut que les plantes avaient résisté à la privation d'air et de lumière, et que les cosses ouvertes montraient des grains d'un beau vert.
Ces grains, séchés à l'ombre, toujours par hasard, conservèrent leurs qualités germinatives. L'année suivante Chevrier les sema et tenant compte des observations qu'il avait faites, traita les plantes de la même sorte et obtint les mêmes résultats. Il vendit sa récolte comme étant une variété nouvelle au taux de un sou le grain.
Il ne s'enrichit toutefois pas, car il ne tira pas longtemps profit de sa découverte, les grainetiers de la région découvrirent rapidement le procédé de verdissage et le répandirent dans tous le Hurepoix. La production maraîchère fut dotée d'une variété nouvelle qui de nos jours constitue encore une ressource importante pour certains cultivateurs.
Vouloir jouer les grands historiens locaux en plagiant l'abbé Lebeuf, Picard etc ... est à la portée de tout un chacun, mais ignorer le quotidien, en passant sous silence les coutumes et les traditions locales, ainsi que tout ce qui fait le charme désuet et populaire des communes et à mon humble avis une faute. J'ai " dégotté " dans un guide sur l'Ile de France une anecdote amusante que je vous livre dans son intégralité.
"Pays de vignobles au Moyen-Age, Brétigny produisait un vin peu estimé dont on disait qu'il faisait danser les chèvres, à cause de son âpreté. On a également prétendu qu'avait vécu à Brétigny un vigneron appelé Chèvre dont la manie, quand il avait bu, était de faire danser sa femme et ses filles, les Chèvres. Explication peu flatteuse, sinon pour le vigneron du moins pour le vin de Brétigny".
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