La presse ancienne nous livre quelques faits divers et nous pouvons aisément retrouver quelques ancêtres ou collatéraux.
Edmond Charles LAZARDEUX fils de Charles LAZARDEUX (1849-1918) et d’Amélie MARCHAND (1855-1926). Né le 27 avril 1890 à Paris 13ème. Charretier puis Hôtelier et Capitaine à la 8ème Compagnie. A habité successivement à Paris 160 routes nationales, 24 rue Quincampoix Paris 4ème, et le 27 avril 1936 aux 22 rues de la Reynie Paris 4ème. Marié le 17 décembre 1910 à Paris 13ème avec Jeanne Alphonsine BRUNO 1889-1969.
Parut dans l’Intransigeant le 21 mai 1929, page 1.
Charles LAZARDEUX, 20 ans, 24 rue Quincampoix, roue de coups Melle Georgette BILLARD, 41 ans, celle-ci est transporté à Lariboisière. L’agresseur, qui avait pris la fuite est arrêté.
Parut dan le Journal le Populaire en date du 27 janvier 1933
Une octogénaire qui avait perdu 5 millions dans des spéculations se suicide…
Elle s’était couchée sur un lit, arrosé de pétrole, et y avait mis le feu.
Mme CHAMPAGNAC avait connu le sourire de la fortune, un sourire aurifié qui avait embelli les premières années de sa vie. Depuis 40 ans elle occupait un appartement de 11 pièces dans un immeuble qui porte le numéro 22 de la rue de la Reynie. C’était une octogénaire qui s’était mariée avec un mandataire en volailles.
Elle avait connu les robes à papiers, les attelages à la Daumont, les premières automobiles et les gloires du siècle. A commencer par Mistinguett, dans leur auréole naissante. Tout compte fait, Mme CHAMPAGNAC avait une existence agréable, composée d’oisiveté d’oubliette et d’égoïsme raisonné. En bonne et prévoyante bourgeoise, elle n’avait eu qu’un fils que d’ailleurs qu’elle voyait très peu, depuis quelque temps, sans doute, parce que lui aussi avait sa famille et ses occupations.
Mais la vieille dame avait subit des revers : son mari était mort en 1927, lui laissant 5 millions, fortune appréciable et qui montre que le métier de mandataire en volailles peut être fructueux quand il est habilement pratiqué.
Pourquoi fallut il que Mme CHAMPAGNC au lieu de vivre des ses rentes jouât à la bourse et fit des spéculations?
Elle perdit un peu, beaucoup………
Le démon du jeu la tenant, juste au moment ou elle eu dut se munir de bésicles et lire son journal au coin ! Mais si elle consultait les feuilles quotidiennes, c’était pour suivre les cours des valeurs ou guetter les bonnes affaires, et non pour lire les dernières nouvelles, frissonner en parcourant un fait-divers, un procès sensationnel ou s’émouvoir aux péripéties d’un roman feuilleton / A quoi pensait la vieille rentière ? Celle-ci pensait à l’argent.
Suite en page 3 / 7ème colonne.
L’horrible suicide de l’octogénaire
Un jour, elle fut ruinée, et dut sous-louer à un de ses amis, M. LAZARDEUX, un partie de ses appartements car elle devait huit milles francs à son propriétaire. L’expulsion fur ordonnée. Depuis deux mois, Mme CHAMPAGNAC ne vivait que de la charité de ses colocataires. On voulut la faire hospitaliser. Elle s’y refusa et déclara :
- Je me vengerai.
- L’autre soir, elle envoya un billet à sa concierge, venez me voir.
Il était neuf heures environ. La concierge sachant sa locataire un peu maniaque, ne se dérangea pas, et vers une heure du matin, la famille LAZARDEUX fut réveillée par une odeur de fumée. Elle croit qu’il y à un feu de cheminée. Mais elle ne tarda pas à se rendre compte que la fumée venait de la chambre de l’octogénaire. On prévint les pompiers qui accoururent, enfonçant la porte…. Un spectacle macabre s’offrit à leur vue.
Seul le lit de Mme CHAMPAGNAC brulait. La vieille était presque entièrement carbonisée. On transporta son corps au poste de la police le plus proche. L’enquête établit qu’il s’agirait d’un suicide. La désespérée avait arrosé de pétrole ses draps et ses couvertures et y avait mis le feu. Après quoi elle s’était étendue sur sa couche, la tète dans les flammes, pour mettre plus rapidement fin à ses souffrances. Et s’il y une morale à tirer de cette affaire, on pourrait écrire qu’in sourire de la fortune ne fait pas toujours le bonheur.
Paru dans le Figaro du vendredi 27 janvier 1933
Ayant perdu 5 millions et menacer d'expulsion une octogénaire se fait brûler vive. Sous-locataire d'un appartement situé au deuxième étage, 22 rue de la Reynie M. LAZARDEUX, qui était couché, se réveilla brusquement avec la sensation d'étouffer. La fumée emplissait sa chambre. Cette fumée venait de l'appartement de Mme CHAMPAGNAC, appartement séparé du sien par une cloison de bois. M. LAZARDEUX prévient les pompiers. Lorsque ceux ci, après un quart d'heure d'efforts, réussirent à pénétrer dans le logement de Mme CHAMPAGNAC, une vision horrible s'offrit à leurs regards... Étendue sur sa couche en flamme, la malheureuse qui, dans les soubresauts de son agonie atroce, avait du essayer de se jeter sur le sol, avait la moitié du corps penché hors des couvertures. La tête reposait sur un canapé consumé et était complètement carbonisé. Ce n'était plus qu’une effroyable chose noire. On reconstitua facilement la scène. Après avoir imbibé d’alcool le canapé et de vieux linges, la malheureuse femme avait mis sa tête sur le foyer afin que son agonie fût moins longue. Mme CHAMPAGNAC, née en 1854, à Charenton, vivait depuis quarante ans dans cet immeuble. C’était la veuve d'un ancien mandataire en volailles. Elle avait été très riche. On pouvait évaluer sa fortune à 5 millions en 1927, c'est à dire à la mort de son mari. Elle s’était lancée dans des spéculations à la bourse, sur les valeurs étrangères. Elle avait été peu à peu réduite à la misère et son propriétaire la menaçait d’expulsion..
Parut dans le Paris Soir le 1er octobre 1936 page 7.
Les manifestants arrêtés au Parc des Princes
Extrait : Hier ont comparus devant la 14ème Chambre correctionnelle présidé par M. TEILLART de NOZEROLLES les onze manifestants arrêtés dimanche au Parc des Princes. Trois prévenus, Fernand VATOUX, Jacques DEMEFVE, Charles LAZARDEUX poursuivie pour coups à agents, sont renvoyés à une autre audience.
Parut dans le Figaro du 11 octobre 1936 page 4.
20 jours pour de prison pour un geste de défense.
La 14ème Chambre Correctionnel à condamné, hier à 20 jours de prison, Charles LAZARDEUX qui, le jour de la manifestation du Parc des Princes, sortant du Salon de l’Automobile et ayant été malmené par un agent, fit simulacre de se défendre.
Commentaires
Enregistrer un commentaire