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Il est difficile d'estimer à la
valeur à nos jour les prix pêchés dans nos lectures. Voici quelques prix
tirés des comptes d'une maison bourgeoise vers 1840. Certains laissent
rêveurs par leur modicité. Ces prix en Franc germinal restent à peu près
fixes de 1803 à 1914, l'utilisation du coefficient légal d'environ 20* est
encore plus déroutant. |
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1840 |
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1 hectolitre vin rouge 10 F |
0,10 F/l |
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30 kg de porc 30 F |
1,00 F/kg |
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100 kg pom. de terre 8 F |
0,08 F/kg |
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1 kg sucre |
1,10 F |
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thon mariné (1) |
0,35 F |
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1 litre eau-de-vie |
1,00 F |
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3 bichets (2) seigle (3) 12 F |
0,40 F/l~ |
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livre beurre fondu 1 F |
2,00 F/kg |
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balai avec manche |
0,95 F |
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2 paires pantoufles 3,25 F |
1,63 F |
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paire sabots avec chaussons |
2,75 F |
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2 kg papier à vers à soie 1,60 F |
0,80 F/kg |
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tissu indienne |
1,10 F/m |
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tissu cretonne |
2,25 F/m |
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kilo pointes |
1,00 F |
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loquet de porte |
1,10 F |
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LA VALEUR DE L'ARGENT & DES CHOSES
A TRAVERS LES ÂGES
Quelques remarques
- Le boulanger fait le pain compris cuisson plus les plats, pour un forfait (1) de 12 F par an.
- La peinture à l'huile et blanc de céruse, deux couches sur croisées, portes et volets à 0,8 F/m²
- La journée de l'aide-maçon pour faire le pisé 3,25 F.
- Les artisans (maçon et charpentier) sont payés par acomptes de 10 à 40 F.
- L'argent est emprunté à 5%.
- La servante est payée 63 F par an, plus 2 chemises, avec 1 paire de souliers et 2 tabliers fournis(4).
Notes
(*) Qui connaît le coefficient 2000 ? celui de 1900 à 1990 était de 18.
(1) On ne sait pas combien de personnes vivent dans la maison.
(2) Bichet : Ancienne mesure de capacité de 20 à 30 litres (21,37 à St-Marcellin; 31 à Vienne; 18,33 à Grenoble). Le système métrique était pourtant depuis longtemps obligatoire, si on utilise les nouvelles unités (kilo) on utilise encore le vocabulaire des anciennes.
Note de 1803 :
- L'hectolitre ou sétier valant 100 dm3 ou 10 décalitres.
- Le décalitre ou boisseaux de 10 dm3 ou 10 litres ou pintes.
- Le litre ou pinte vaux 1 dm3.
(3) Le seigle sert-il à la soupe ?
(4) Bien que nourrie et logée, on a du mal à croire aujourd'hui que l'on puisse accepter ceci, ce salaire divisé par les heures de travail et d'astreinte doit être bien inférieur au centime (même or!). La lecture des testaments montre pourtant qu'il n'est pas inhabituel que les servantes testent pour leurs patrons ou patronnes. Mais qu'en faisaient-on quand elles n'étaient plus utilisables ?
Sources
Tableau extrait Levasseur, Histoire des classes ouvrières en France de 1789 à 1870. Annuaire 1846, Annuaire 1861.
Note de l'épicier extrait de Chetail, Histoire en bas Dauphiné, Bellier 1988. Note (2) F. Francillon, CGD.
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