Emile Constans LEVASSOR Ingénieur Automobile

Nous cousinons avec des Cousins Célèbres

Émile Constant Levassor, né le 21 janvier 1843 à Marolles-en-Hurepoix (Essonne) et mort le 14 avril 1897 dans le 13e arrondissement de Paris1, est un ingénieur français. Il est le fils d'Étienne Constant Levassor, cultivateur, et de Justine Marcou. Après des études à l'École Centrale Paris, il est engagé dans la Société chez John Cockerill, à Seraing en Belgique, et rapidement chez « Perin-Panhard ». Puis, il revient à Paris et intègre les Forges et Ateliers Durenne à Courbevoie (Hauts-de-Seine).

En 1872, il s’associe avec René Panhard dans la société de production de machines à bois Périn-Panhard. En 1886, au décès de Jean-Louis Périn, la société prend le nom de Panhard & Levassor. Il s'associe avec René Panhard pour fabriquer des automobiles sous la marque Panhard & Levassor. La marque de fabrique de ce constructeur était un monogramme associant les lettres P et L, initiales des patronymes des deux fondateurs. Alors qu'après-guerre les camions, voitures et autres véhicules produits par la société ne portaient plus que le nom de Panhard, ce monogramme « PL » resta en usage jusqu'à la fin de la production de voitures particulières en 1967, conservant ainsi le souvenir d'Émile Levassor.

En 1889, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur. En 1890, il se marie à Étretat avec Louise Cayrol, veuve d'Édouard Sarazin, (il n’aura pas d’enfant de cette union) qui était représentant en France des moteurs Deutz AG puis Daimler Dès lors, il s’engage avec passion dans la construction de « voitures sans chevaux ».

Il inventa, perfectionna et n'hésita pas à « essayer » en course, un prototype expérimental, il accomplit d’abord un trajet d’Ivry à Boulogne et retour, puis, un aller-retour sur Versailles Après avoir terminé septième du Paris-Rouen en juillet 1894 derrière Hippolyte Panhard (fils de René) arrivé quatrième. Il tente un pari fou : relier Etretat depuis Paris. Il parcourt les 220 km, en 22 heures (sans compter les arrêts en chemin), à la moyenne de 10 km/h ! Un voyage qui se fait aujourd’hui en 2h30 !

Travailleur acharné, Émile Levassor participe également aux premières courses automobiles de l’époque, ce qui lui permet de tester les modèles et les innovations qu’il développe avec René Panhard. Il remporte, en 1895, avec son mécanicien Charles d’Hostingue, à bord d’une voiture biplace, la course Paris-Bordeaux-Paris en 48 h 47 min, soit une vitesse moyenne de 24,6 km/h.
Sa victoire en course est le déclic pour le public et lance la formidable aventure de l’automobile. LEVASSOR est vainqueur de la cours Paris-Bordeaux aux commande sa voiture n°5.

Un monument, œuvre du sculpteur Dalou, est élevé en 1907 à l’emplacement de l’arrivée de cet évènement qui va avoir une influence prépondérante sur l’avenir de l’automobile. Ce monument déplacé lors de la construction du périphérique en 1972 à son emplacement actuel dans le square Parodi, boulevard de l'Amiral Buix à Paris XVIe.

Puis en 1897, elle devient la Société anonyme des anciens établissements Panhard & Levassor. L’apport d’Émile Levassor à cette nouvelle industrie a été considérable à plusieurs titres. Dès lors, le grand public va s’intéresser à la voiture automobile et la suprématie du moteur à pétrole sur le moteur à vapeur va s’affirmer.

Le 27 septembre 1896, il fut blessé lors d'un accident à Lapalud dans le Haut Vaucluse en voulant éviter un chien dans la course Paris-Marseille-Paris. Restant fatigué et fragile, il meurt subitement à sa table de dessina lors qu'il était occupé à dessiner le plan d'un embrayage magnétique. Après des obsèques à l'église Notre-Dame-de-la-Gare de Paris, le 17 avril 1897, il est inhumé au cimetière Saint-Chéron de Chartres Lydie Sarazin-Levassor, écrivaine français, était la petite-fille adoptive et une des héritiers d'Émile Levassor.

Le 26 novembre 1907, un monument de pierre fut inauguré à l'entrée du bois de Boulogne en l'honneur d'Émile Levassor et des pionniers de l'industrie et du sport automobile. Le sculpteur Jules Dalou a représenté Levassor au volant de la voiture sur laquelle il avait gagné la course Paris-Bordeaux-Paris. Ce monument, financé par une souscription publique, avait été offert à la ville de Paris. Dalou avait modelé l'esquisse du monument, mais mourut avant sa réalisation qui fut exécutée selon les plans de l'artiste par Camille Lefèvre. En raison des travaux de construction du boulevard périphérique, le monument fut déplacé en 1972 à son emplacement actuel dans le square Alexandre-et-René-Parodi, boulevard de l'Amiral-Bruix dans le 16e arrondissement de Paris.

En 1932, la ville de Paris ouvre la rue Émile-Levassor en sa mémoire. A Lapalud (Haut Vaucluse) où eut lieu l'accident de Levassor et Hostingue, son mécanicien, lors de la course Paris-Marseille-Paris, une stèle est érigée à l'entrée sud du village en bordure de la RN7 à l'endroit même de l'accident.



Voiture_d'Émile_Levassor,_arrivée_première_de_la_course_Paris-Bordeaux-Paris_de_1895


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