Dictionnaire des noms

Dictionnaire des noms

Trouvez l'origine d'un nom de famille
Les noms de famille sont innombrables et variés. Certains sont aujourd'hui très répandus, d'autres ont totalement disparu. On recense plusieurs dizaines de milliers de patronymes en tout genre. Découvrez ici leur origine géographique et leur étymologie

Delion
Le nom est notamment porté dans le Loiret, la Seine-et-Marne et l'Ille-et-Vilaine. Il désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Lion (cinq communes en France, dont deux dans le Loiret, ainsi que plusieurs hameaux). Le sens du toponyme est le même que celui de Lyon (Lugdunum : forteresse dédiée au dieu Lug, le sens de Lug étant cependant incertain).
Loiseau
Voir Loisel. Le nom Loiseau est surtout fréquent depuis le Centre jusqu'à l'Ouest. Ensuite, en remontant vers la Normandie, Loisel prend le dessus. Plus au nord et dans l'Est, on trouve la variante Loiseaux (59, 70 notamment).
Loisel
Le nom LOISEL est surtout fréquent en Normandie (Seine-Maritime notamment) et en Bretagne (Ille-et-Vilaine). Sa variante la plus fréquente est LOISEAU, et bien sûr il s'agit d'un sobriquet comparant celui qui le porte à un oiseau. Pourquoi ? Sans doute à cause de sa légèreté (physique ou morale), mais avec les sobriquets on n'est jamais sûr de rien.
Loizeau
Variante de Loiseau (voir Loisel) portée en Vendée et en Poitou-Charentes. Variantes : Loizeaud, Loizeaux. Diminutifs : Loizelet, Loizillon. Variante bretonne ou normande : Loizel.
Lejeune
Surnom désignant une personne jeune. A dû servir le plus souvent à différencier le fils du père, ou le plus jeune enfant de ses frères.
Dejuine
Nom rare rencontré dans la Somme. Sans doute l'équivalent de Lejeune (jeune se dit joine en picard), avec utilisation de l'article flamand 'de'.
Letendre
Surtout porté en Seine-Maritime (également 35), le nom correspond à l'adjectif "tendre", qui a eu au Moyen Âge le sens de "jeune, plein de fraîcheur", et qui s'est aussi appliqué à une personne douillette. On préfèrera le premier sens, qui ferait de Letendre l'équivalent de noms comme Lejeune."
Levieux
Surtout fréquent en Seine-Maritime et plus généralement en Normandie, le nom est aussi porté dans l'Est (55 et départements voisins). Il a dû désigner le plus ancien de la famille, par opposition à Lejeune. Avec le même sens : Levieil (35), Levieille, Leviel, Levielle (Picardie, Nord-Pas-de-Calais), et sans doute aussi Levieils, Leviels (Normandie), Leviez (Nord-Pas-de-Calais).
Gallot
Le nom est fréquent en Vendée, on le rencontre aussi en Seine-et-Marne. Comme pour tous les noms commençant par Gall-, les possibilités sont nombreuses. M.T. Morlet propose le surnom d'un bon vivant (dérivé du verbe galer = s'amuser, faire la noce). On notera cependant qu'en ancien français le terme 'galot' désignait celui qui parle la langue française. Enfin, on ne peut négliger des dérivés de 'gal' (= le coq) ou du prénom Gall (latin Gallus).
Duhamel
Désigne celui qui habite un lieu-dit le Hamel (le hameau, par opposition au village). Le nom de famille est très répandu en Picardie. Variantes : Duhameau, Duhameaux, Duhamelle, Duhammel. Diminutif : Duhamel et. Dhuhamel Graphie fautive de Duhamel (voir ce nom), rencontrée en Seine-Maritime.
Boileau
Qui boit l'eau. On pense généralement qu'il s'agit d'un sobriquet ironique désignant un gros buveur, mais il doit aussi s'agir d'un toponyme évoquant un terrain humide, spongieux, qui 'boit l'eau', ou encore une source dont l'eau est bonne à boire. A noter par exemple Le Boileau, hameau à La Forêt-sur-Sèvre (79). Le nom est porté notamment dans la Vienne, il est également fréquent dans la Somme (variante : Boileaux).
Bevilacqua
D'origine corse ou italienne, c'est un surnom désignant celui qui boit de l'eau (équivalent du français Boileau), en fait par ironie un grand buveur de vin. Variantes : Bevilaqua, Bevelacqua.
Boiveau
Nom rencontré en Vendée et dans la Loire-Atlantique. Semble désigner celui qui boit de l'eau (comme Boileau), mais il s'agit en principe d'un sobriquet ironique, s'appliquant à celui qui boit beaucoup, mais surtout pas de l'eau !
Boizieau
Nom porté dans l'Ouest (85, 49, 44), tout comme ses variantes Boiziau, Boisiau, Boisiaud, Boisieau. Sans doute un petit bois, ou celui qui travaille dans les bois. Autre possibilité : variante de Boileau, Boiveau (voir Boiveau).
Rousseau, Rousseaux, Roussel
Diminutifs formés sur Roux (voir ce nom).
Desrousseaux
Désigne celui qui est originaire du lieu-dit les Rousseaux (= la ferme, le domaine de la famille Rousseau). Le nom de famille est surtout porté dans le Nord, la Marne et les Ardennes.
Le patronyme recherché a également été trouvé dans les définitions suivantes :
Aurousseau
Nom assez fréquent dans la Nièvre et la Creuse. Variantes : Auroussaud (23), Aurousseaux (02). Désigne le fils de Rousseau (= au Rousseau).
Bare
Le nom est surtout porté dans les Ardennes et s'écrit aussi Barré. On le rencontre également en Belgique. Il devrait correspondre à l'adjectif "bar(r)é", qui avait en ancien français le sens de "rayé, bigarré". C'est en particulier le surnom qu'on avait donné aux carmes, lors de l'arrivée de ces religieux en France, à cause de leurs vêtements bigarrés. Le nom de famille Barez (Nord, Belgique) devrait avoir la même origine."
Tessier
Nom désignant un tisserand. C'est en Vendée et dans la Loire-Atlantique que le nom est le plus porté.
Tesseron
C'est en Charente-Maritime que le nom est le plus répandu. Il s'agit d'un dérivé de Tessier (= tisserand). Formes voisines : Tesseraud, Tesserault, Tessereau, Tesserot, toutes dans le même secteur géographique (Pays de Loire, Poitou-Charentes), ainsi que Tesserout (87).
Bruneau, Brunel, Brunet
Hypocoristiques de Brun (voir ce nom), formés avec les suffixes -eau, -el, -et. On trouve les Bruneau surtout dans l'Ouest (53, 49), les Brunel dans le Gard et le Puy-de-Dôme, mais aussi en Normandie et en Picardie, et les Brunet absolument partout, avec cependant de très nombreux porteurs dans le Poitou.
Brunelle
Variante de Brunel (voir Bruneau et Brun), éventuellement matronyme. Le nom se rencontre en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais. Forme avec -s de filiation : Brunelles.
Brunelière
Porté en Vendée et dans la Loire-Atlantique (variante : Brunellière), désigne la ferme ou le domaine de celui qui s'appelle Bruneau, Brunel.
Roger, Rogier
Nom de personne d'origine germanique, Hrodgari (hrod = gloire + gari = lance).
Giarelli
Patronyme italien qui pourrait être un hypocoristique de Ruggiero (= Roger), hypothèse qui reste à vérifier.
Rogier
Variante du nom de baptême Roger (voir ce nom) portée à la fois dans le Nord et dans le Vaucluse. Variantes : Rogiers, Rogiez (59), Rogié (55, 46).
Rouchier
Surtout porté dans l'Ardèche, c'est sans doute un toponyme correspondant au mot rocher. On peut éventuellement envisager une variante du prénom Roger.
Rouger
Variante de Roger (voir ce nom) portée surtout en Languedoc, dans le Massif Central et le Poitou. On trouve également le nom Rougé, très répandu dans l'Aude.
Rougier, Rougié
Variantes de Roger (voir ce nom) portées surtout dans le Sud-Ouest.
Rodinger
Ou Rödinger. C'est une forme allemande du prénom Roger (voir ce nom). Variantes : Rödiger, Rüdiger, Rudigier, Rüdinger. Dans certains cas, on peut aussi envisager celui qui est originaire d'une localité appelée Rödingen ou Rödigen, nom de plusieurs communes d'Allemagne.
Ruggeri
Nom de famille italien, forme plurielle de Ruggiero (= Roger). Variantes : Ruggero, Rugiero, Rugieri, Ruggier, Ruggieri, Roggero, Roggeri, Roggiero, Roggieri.
Hodge, Hodges
Nom de personne anglais, hypocoristique de Roger. Avec le suffixe de filiation -son : Hodgson, Hodson.
Rogé
Variante du prénom Roger, portée dans le département du Nord et dans le Sud-Ouest (65, 81).
Rotgé
Variante du nom de baptême Roger, le nom est surtout porté dans les Hautes-Pyrénées. Autre forme : Rotger (30). Le nom Rotges (11), assez rare, devrait être pour sa part un toponyme évoquant une terre rouge.
Riegert
Porté notamment dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort, c'est peut-être l'équivalent de Richard, nom de personne d'origine germanique, mais on pensera plutôt à une variante de Rieger, Riegger, qui correspondent eux-mêmes à Rüger, Rüdiger (= Roger).
Legendre
Voir Gendre. Nom fréquent en Bretagne et en Normandie (35, 53, 76).
Barbier
Nom de famille très fréquent correspondant au métier de barbier (celui-ci s'occupait de la barbe, mais pratiquait aussi la petite chirurgie). Le métier est attesté au XIIIe siècle.
Berberat
Le nom est porté en Suisse ainsi que dans le Doubs. Il devrait s'agir d'un diminutif de Barbier (correspondant au métier de barbier). Avec le même sens : Barberat (74).
Le patronyme recherché a également été trouvé dans les définitions suivantes :
Barbé
Nom béarnais qui désigne un barbier.
Le Barbier, Le Barber
Nom surtout rencontré en Bretagne (56, 22). Désigne évidemment un barbier.
Rayer
On trouve ce nom dans le Maine-et-Loire, mais surtout en Picardie. Il correspond à l'ancien français raier, rayer (= barbier, celui qui rase).
Scherer, Scherrer
Nom alsacien ou lorrain désignant celui qui tond, qui rase, en l'occurrence un barbier, ou encore un tondeur de bêtes. Variante : Scheerer.
Barbieri
D'origine corse ou italienne, le nom correspond au métier de barbier. Variantes : Barbiero, Barbero, Barberi. Forme latinisée : Barberis.
Schrepfer
Porté en Alsace-Lorraine, le nom a désigné un barbier (rappelons que le barbier était en même temps chirurgien). Variante : Schröpfer.
Delater
Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, semble une variante de Delatre, Delattre (voir Delattre). Autre possibilité : variante de De Laeter, qui désigne en néerlandais un barbier.
Martin
Le plus populaire des noms de famille, sous ses diverses formes. Saint Martin, évêque de Tours et partageur de manteaux, qui évangélisa la Gaule au IVe siècle, fut en effet considéré par les populations médiévales comme le symbole de la victoire du christianisme sur les traditions païennes. Etymologie : latin Martinus (dérivé du nom du dieu Mars).
Bernard, Bernad, Bernat
Nom de personne d'origine germanique, Bernhard (bern = ours + hard = dur). En tenant compte des naissances depuis 100 ans, Bernard est le second nom de famille porté en France (120.000 naissances environ), juste derrière l'intouchable Martin. Bernad et Bernat sont des formes méridionales, notamment catalanes.
Bresson
Diminutif de Brès, Bris, nom de baptême porté par le successeur de saint Martin comme évêque de Tours. Le nom Bresson est surtout porté en Picardie et en Champagne-Ardennes. On rencontre dans l'Ouest la variante Brisson.
Bressy
Nom surtout porté dans le Vaucluse et le Limousin. Sens incertain. Peut-être un dérivé de Brès, nom de baptême (latin Brictius) popularisé par saint Bris, successeur de saint Martin comme évêque de Tours.
Bris, Brisse
Nom de baptême popularisé par saint Bris (ou saint Brès), qui fut évêque de Tours et successeur de saint Martin au Ve siècle. Le nom vient du latin Brictius. Diminutifs : Brissaud (87, 38), Brissault (86), Brisseau (85), Brisseaud (87), Brisseaux (77), Brisset (18, 41), Brissey (70, 88), Brissez (62, 18), Brissiau, Brissiaud (87), Brissier (35), Brissiet (53), Brisson (44, 86), Brissot (77, 51, 89). Sur Brisset, on a formé le matronyme Brissette (présent au Québec). Doubles diminutifs formés sur Brisson : Brissonnaud, Brissonneau, Brissonneaud, Brissonnet, Brissonnier (Poitou-Charentes). Autre sens pour Bris lorsque le nom se rencontre en Bretagne (29) : celui qui a des taches de rousseur (voir Le Bris).
Brissé
Nom trouvé en Lorraine. On le considère généralement comme un diminutif de Brice, Bris, Brès, nom de baptême porté par le successeur de saint Martin comme évêque de Tours. Cependant, le é final évoque une autre origine, sans doute un toponyme qui correspond à des formes connues, par exemple Brissay ou Brissy (deux communes de l'Aisne). Le toponyme vient de Brissiacum, nom de domaine gallo-romain.
Escrienne (d')
Le nom semble correspondre à la commune d'Ecriennes, dans la Marne. Composé : Martin d'Escrienne (14, 60).
Maertens
Variante flamande de Martin, avec s final marquant la filiation.
Martig
Porté en Alsace-Lorraine, c'est un diminutif en -ig formé sur Mart, lui-même hypocoristique de Martin.
Martineau, Martinet
Diminutifs français formés sur Martin. Les Martineau se rencontrent surtout dans l'Ouest (17, 72, 85, variantes Martinaud, Martinault, Martineaud), et les Martinet dans le Dauphiné et la Savoie (à rapprocher de l'italien Martinetti).
Martinèche
Nom assez rare rencontré dans l'Ardèche (variante Martinesche) et dans la Creuse. Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée (la) Martinèche, peut-être la ferme ou le domaine de Martin (suffixe -esca). Il existe un hameau la Martinèche dans la Creuse (Soubrebost) ainsi que dans le Puy-de-Dôme (Saint-Jacques-d'Ambur). On trouve aussi les Martinèches à Vignols (19). Dans l'Ardèche, à noter le hameau de Martinesche à Lalevade-d'Ardèche, ainsi que le lieu-dit Martinèche à Saint-Basile.
Martinerie
Désigne celui qui est originaire de la Martinerie, nom d'une cinquantaine de hameaux en France. C'est en Corrèze que le nom est le plus répandu, département où l'on trouve le hameau de la Martinerie à Sadroc. En principe, il s'agit du domaine ou de la ferme appartenant aux Martin. A noter cependant que dans la Manche, où le toponyme est fréquent, on le rencontre aussi sous la forme Saint-Martinerie, qui paraît évoquer un lieu où se déroulaient la foire et les fêtes de la Saint-Martin, réputées pour laisser libre cours à la débauche (d'où le verbe martiner : se livrer à la débauche).
Martinez
L'un des noms les plus répandus en Espagne, sinon dans le monde, désigne le fils de celui qui s'appelle Martin (suffixe de filiation -ez).
Martinho
Forme portugaise du nom de baptême Martin.
Martini
La forme italienne la plus courante correspondant à Martin, avec le pluriel de filiation -i. Variante : Martino. Diminutifs : Martinelli, Martinetti.
Martins
Forme portugaise de Martinez (le fils de Martin).
Marty
Variante graphique de Martí, équivalent catalan ou occitan de Martin, le nom est très répandu dans le Rouergue et les Pyrénées-Orientales.
Marzin
Variante bretonne du nom de baptême Martin.
Mertz
Surtout porté en Alsace, c'est un ancien nom de baptême que Bahlow rattache au latin Martius (= Mars), mais que M.T. Morlet fait venir du germanique Marizo (dérivé formé sur mar = célèbre). Le nom de famille se rencontre aussi dans le Nord et en Belgique, où il a un autre sens : c'est une variante de Merts, génitif de Mert(en), forme flamande de Martin.
Odonnet
Nom assez rare, difficile à situer géographiquement. C'est un diminutif d'Odon, nom de personne d'origine germanique, formé sur la racine aud (> od) = richesse. Saint Odon était originaire de Tours et en 910, il rejoint le monastère de Cluny que saint Bernon venait de réformer. Il en devient à son tour le Père abbé. Cet homme à la main de fer mais aussi d’une grande bonté et toujours joyeux, va organiser l’influence de son abbaye dans l’Eglise. Il fera quatre voyages à Rome et c’est au retour de l’un d’eux qu’il meurt à Tours, où il allait se ressourcer auprès de saint Martin
Cocquempot, Coquempot
Nom surtout rencontré dans le Nord. Il est difficile à interpréter, et on ne peut se livrer qu'à des hypothèses. Par exemple un surnom donné à un cuisinier, celui qui met la poule au pot (en l'occurrence le coq).
Dehenne
Nom porté dans le département du Nord et en Belgique (également De Henne, De Hennes). Sans doute une variante de De Haan, De Haene (= le coq, néerlandais haan). Peut aussi désigner celui qui est originaire de Henne, à Vaux-sous-Chèvremont (province de Liège).
Duquoc
Nom assez rare surtout présent dans le Finistère. Pourrait désigner le fils de Cuioc, un ancien nom de personne breton dont l'origine demeure obscure, rencontré aussi à travers l'histoire sous les formes Quioc, Cuiec, Quiec, Le Quiec. Le rapport avec le coq est beaucoup plus improbable.
Fercocq, Fercoq
Le nom est surtout porté en Bretagne (22) et en Normandie. On trouve aussi les variantes Ferlicoq et surtout Ferlicot. Il s'agit d'un sobriquet désignant celui qui frappe (qui tue, sans doute) le coq. Quant à l'explication précise, elle me semble bien difficile à donner, sauf à envisager un tueur de volailles.
Galas, Gallas
On rencontre ce nom à la fois dans le Vaucluse, vers la Normandie (72, 28) et dans les Deux-Sèvres. Dans le Vaucluse, on peut envisager un dérivé de Gal, Gall (soit le coq, soit un nom de baptême popularisé entre autres par un évêque de Clermont), le suffixe -as étant fréquent dans cette région. Mais, dans la plupart des cas, y compris dans le Vaucluse (quatre hameaux Galas ou Gallas dans ce département), il s'agit d'un toponyme, écrit le plus souvent Gallas, nom de nombreux hameaux ou lieux-dits (à rapprocher peut-être de l'ancien français gal, galt = bois, forêt).
Galy
Nom courant en Languedoc, notamment dans l'Ariège. On pense généralement à un rapport avec le coq (occitan "gal"). Mais d'autres hypothèses sont possibles (voir Gély). La forme catalane Galí est considérée par Moll comme un nom de personne germanique, Galindus (voir Galindo)."
Plumejeau
Nom surtout porté dans le Maine-et-Loire. Variantes : Plumegeau, Plumegeaut, Plumejault, Plumejeaud. Désigne celui qui plume le coq (ancien français jal, jau) et a pu être un sobriquet donné à un voleur.
Quilliec
Nom porté surtout dans le Finistère. Sans doute un sobriquet correspondant au breton kilhog (= le coq). Autre possibilité, un toponyme ayant le sens de bocage (breton killiek).



Vilcoq
Patronyme picard qui est certainement une déformation de Videcoq, Vidcoq, nom porté par le coq de bruyère en ancien français. Donc un sobriquet, dont le sens n'est pas très clair.
Jallat
Porté dans le Massif Central (63, 43, 07), le nom paraît être un diminutif de Jal (= le coq, également nom de baptême). Mais c'est aussi un toponyme, nom de deux hameaux à La Chapelle-Agnon et à Saint-Julien-de-Coppel (63). Reste à savoir si le toponyme est antérieur au nom de famille ou si c'est l'inverse.
Gallo, Galli
Fréquent en Italie, le nom évoque le coq, sobriquet donné en principe à un fanfaron ou à un coureur de jupons. Il peut aussi désigner un Français. Mais, dans bien des cas, c'est tout simplement un nom de baptême (le latin Gallus était déjà utilisé comme cognomen). Diminutifs : Gallino, Gallini.
De Haan
Nom flamand, qui signifie en néerlandais 'le coq' (sobriquet désignant un homme vaniteux ou un coureur de jupons). Variantes : Dehaan, Dehaen, Dehaene, De Haene, Dehaenne, Dehane, Dehanne, Dehan (pour ce dernier nom on propose aussi : originaire de Han-sur-Lesse, province de Namur).
Haentjens
Porté notamment dans le département du Nord et en Belgique, c'est un diminutif de Haan (= le coq, sobriquet).
Gallausiaux
Nom porté surtout dans les Vosges, de même que ses variantes Galausiaux, Galauziaux et Gallauziaux (88, 70). On trouve les formes Galoseau dans la Côte-d'Or, Galouzeau dans l'Yonne et Galosiaux en Haute-Saône. Aucune idée précise. Peut-être un diminutif de l'ancien français galois (= galant, plaisant, bon vivant) ou de gal (= le coq). A noter une étymologie populaire selon laquelle le nom signifierait 'le coq aux aulx'.
Gallot
Le nom est fréquent en Vendée, on le rencontre aussi en Seine-et-Marne. Comme pour tous les noms commençant par Gall-, les possibilités sont nombreuses. M.T. Morlet propose le surnom d'un bon vivant (dérivé du verbe galer = s'amuser, faire la noce). On notera cependant qu'en ancien français le terme 'galot' désignait celui qui parle la langue française. Enfin, on ne peut négliger des dérivés de 'gal' (= le coq) ou du prénom Gall (latin Gallus).
Gajo
Nom rare porté en Italie du Nord (Vénétie, Lombardie). Sens incertain. Peut-être un nom de personne correspondant au latin Caius, mais on peut aussi envisager un rapport avec le coq, et en faire une variante de Gallo.
Chanteclair
Le nom est surtout porté dans l'Aube (également 55, 50). Variantes : Chanteclerc (70), Chantecler. Sans doute le surnom de celui qui chante bien, mais on n'oubliera pas que Chantecler était le coq dans le Roman de Renart, et que le sobriquet peut être lié à cet animal.
Ferboeuf
Porté notamment dans la Marne, ce nom rare se rencontre aussi sous la forme Ferbeuf. Il désigne apparemment celui qui frappe le bœuf, peut-être un tueur de boeufs (cf. le nom Fercocq, qui frappe le coq). Autre possibilité : variante de Farabeuf, nom de personne d'origine germanique, Farabod (voir Pharaboz).
Pellagaud
Le nom est rare. Les mentions anciennes le situent dans la région lyonnaise (01, 42, 69, 71). Il désigne celui qui 'pèle' (qui plume) le coq. Le verbe 'peler' ayant aussi en ancien français le sens de 'voler', on peut également envisager un surnom pour un voleur de poules.
Gaglione
Nom italien surtout porté en Campanie, dans la région napolitaine (il est présent aussi dans le Nord). La forme plurielle Gaglioni est beaucoup plus rare. C'est un dérivé de Gaglio, nom que l'on rencontre plutôt en Sicile. Tous ces noms semblent évoquer le coq (gaglio, variante régionale de gallo).
Coquet
Diminutif de coq, nom très fréquent qui est un sobriquet désignant le plus souvent une personne vaniteuse.
Coquette
Variante de Coquet (voir ce nom) surtout portée dans le département du Nord.
Cocteau
Le nom est surtout porté dans la Marne. Variante : Cocteaux. C'est un diminutif de Coquet (= jeune coq, surnom probable d'un individu prétentieux ou coureur de jupons).
Renard, Renart
Nom de personne d'origine germanique, Raginhard (ragin = conseil + hard = dur). Faut-il le rappeler, le nom commun renard est au départ un prénom, et c'est la popularité du goupil, nommé Renart dans le célèbre roman médiéval, qui en a fait peu à peu un nom commun.
Reynard
Variante de Renard (voir ce nom) portée dans la région lyonnaise et le Vaucluse.
Raynard
Nom de personne d'origine germanique (voir Renard pour le sens) porté notamment dans la Vendée, le Puy-de-Dôme et la région lyonnaise. Variantes : Raynart, Rainart (06), Rainard (79, 86).
Rennard
Variante de Renard (voir ce nom) portée notamment en Haute-Savoie et en Moselle.
Maurenard
Désigne le mauvais Renard (Renard étant ici un nom de baptême). Le nom, rare, est porté dans l'Eure-et-Loir.
Le patronyme recherché a également été trouvé dans les définitions suivantes :
Allanic
Nom très fréquent dans le Morbihan. C'est un diminutif d'Allan, variante du nom de baptême Alain (on a parfois évoqué l'hypothèse de noms gallois ou bretons évoquant un jeune cerf ou un renard, mais cela paraît assez peu crédible). Autres formes : Alanic, Alanio, Alanique, Allanioux, Allannic, Allannou, Allano, Allanos, Allanot, Allanou.
Aznar, Asnar
Peu de renseignements, sinon que ce nom est fréquent dans toutes les Pyrénées. Pourrait renvoyer à un nom de personne d'origine latine, Asinarius (< asinus). Une origine basque n'est cependant pas à exclure : Henri Guiter, philologue catalan, évoquait acenari = renard.
Devos, De Vos
Nom très fréquent dans le département du Nord et en Belgique. Il signifie en flamand le renard, et c'est donc un sobriquet, donné soit à un homme rusé, soit à celui qui a les cheveux roux.
Fenech
On a affaire à un nom maltais. Les armoiries d'une famille Fenech représentent un lapin, et effectivement en maltais fenek signifie lapin (en arabe c'est le renard des sables, à l'origine du français fennec).
Fuchs
Nom porté en Alsace-Lorraine : c'est un sobriquet désignant un homme rusé ou un rouquin (en allemand, Fuchs = renard).
Goupil
Désigne le renard en ancien français (latin vulpes). Dans la plupart des cas, c'est un sobriquet désignant un homme rusé. Le nom est fréquent dans l'Ouest (35, 76, 28). Variantes : Gouppil (41), Goupy (86, 80, 78). Matronyme : Goupille (72, 86, 44).
Guillère
Nom porté dans l'Aude (variante catalane Guillera). Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit (la) Guillère, endroit fréquenté par le renard (catalan guilla).
Le Guillanton
Dérivé de Le Guillant (également Le Guillan, Le Guill), porté surtout dans le Morbihan. Désigne celui qui est rusé, trompeur (ancien français guilant). Dans de nombreuses régions, le renard s'appelle la guille, mot d'origine germanique.
Fox
Surnom anglais donné à celui qui, pour une raison ou une autre, est comparé à un renard.
Luherne
Nom porté dans le Morbihan. Variante : Luhern. C'est une autre forme de (Le) Louarn, qui désigne en breton le renard (surnom donné sans doute à une personne rusée).
Lisch
Surtout porté dans la Moselle, ce nom allemand est à rapprocher du slave lis (= renard) ou de l'allemand List (= ruse). Dans tous les cas, il s'agit du surnom d'un homme rusé.
Legoupil
Surtout porté dans la Manche (variantes : Legoupi, Legoupy), c'est un surnom lié au renard (goupil), donné sans doute à un homme rusé. Diminutif : Legoupillot (50).
Fousse
C'est apparemment un toponyme désignant une fosse, une mare, caractéristique de la Moselle. Variantes : Fous, Fouse, Fousse. Autre possibilité : une francisation de l'allemand Fuchs (= le renard).
Colavolpe
Assez rare et porté dans les régions de Rome et de Naples, c'est un nom composé, formé sur Cola (= Nicolas) et Volpe (= renard, également nom de personne au Moyen-Âge).
Raposo
Fréquent au Portugal et en Espagne, le nom est lié au renard (raposa ou raposo dans les deux langues), soit comme surnom, soit comme toponyme. Avec le même sens : Raposa.
Sergent
Désigne bien sûr un sergent (latin servientem = celui qui est au service), mot qui a souvent au moyen âge le sens de serviteur. Ce n'est que tardivement qu'il désignera un homme d'armes ou un officier de justice. C'est dans le Nord-Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu. Variantes : Sergeant, Sergant.
Lesergent
Voir Sergent pour le sens. Le nom est surtout porté dans l'Orne.
Sergeant
Variante de Sergent (voir ce nom) surtout portée dans le Pas-de-Calais, où l'on trouve aussi la forme Sergant.
Le patronyme recherché a également été trouvé dans les définitions suivantes :
Badell
On pense en général à une déformation de Vedell (V>B et E>A), nom qui signifie veau (latin vitellus), sobriquet lié au physique ou à la mollesse du caractère. C'est possible dans certains cas, mais je suis presque sûr pour ma part que nous avons affaire à un nom de métier ou plutôt de fonction, le bedeau (attention, au moyen-âge il ne s'agit pas de l'auxiliaire du prêtre, ce sens étant apparu très tardivement. On appelait bedeau un sergent de justice subalterne, puis le nom désignera un huissier de l'université). Le mot catalan est bidell, mais on le rencontre fréquemment écrit bedell et même vedell. L'équivalent castillan est bedel. Etymologie : du francique *bidal, mot appartenant à la famille de l'allemand Büttel (= sergent, archer).
Chaouch
Correspond à l'arabe shâwush, et désigne un sergent, un garde-champêtre. Variante : Chaouche.
Messager
Désigne bien sûr un messager (éventuellement un sergent, un huissier). Le nom est très courant en Bretagne (29, 56) et en Seine-et-Marne. Variantes : Message, Messagé (63), Messagier (25).
Chassepoux
Porté dans l'Indre-et-Loire (variante : Chaspoux), le nom correspond à l'ancien français chacipol, sergent chargé de lever les impôts. Formes similaires : Chaspoul (04, 83) et sans doute Chasport (86, 79), Chaspot (71, 17), Chasseport (86, 37), Chassepot (71,42).
Denizot
Diminutif de Denis, porté en Bourgogne (21, 71) et dans la Haute-Saône. Variantes ou formes voisines : Denisot, Denissot (89, 87), Deniziot (52, 51). Avec d'autres suffixes : Denisard, Denisart (02, 51, 80), Denisau (36), Deniseau (41), Deniselle, Denissel, Denisselle (62), Deniset (39, 25, 10), Denison (76, 59), Denisson (18), Denizard (03, 51, 77, 18), Denizart (02, 80, 60), Denizault (41), Denizeau (79, 71, 41), Denizeaux (45), Denizet (51, 52), Deniziaut (75), Denizo (22), Denizon (03, 77, 51), Denizou (87).
Malet
Un nom qui pose problème. Pour ma part, j'y verrai bien un diminutif de mal (= mauvais, méchant). Le malet, à l'époque médiévale, serait en quelque sorte le mauvais enfant, par opposition au "bonet". Le rapport avec le latin maletum (champ de pommiers) me semble moins pertinent, encore qu'il y ait en France de nombreux lieux appelés le Malet. Autre possibilité : diminutif du nom de baptême Malo (voir Maclou). C'est dans le sud de la France que le nom est le plus répandu (66, 12 notamment)."
Bonet, Bonnet
Une certitude, il s'agit d'un diminutif de 'bon', avec le suffixe -et. Deux interprétations sont ensuite possibles. Soit un nom de baptême, dont la popularité est liée à saint Bonnet, évêque de Clermont au VIIe siècle, soit un hypocoristique de bon, désignant un brave enfant, par opposition à Malet. Les deux solutions semblent acceptables. Le nom Bonet, catalan, est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales. La graphie Bonnet, de loin la plus fréquente, se rencontre un peu partout, avec une forte présence dans les Deux-Sèvres et, du moins autrefois, dans la Haute-Loire. Matronyme : Bonnette (63).
Mallet
Nom très répandu dans presque toute la France. Vu la fréquence du patronyme (plus de 22.000 naissances en cent ans), il semble difficile d'en faire un porteur de malles, comme le suggèrent Dauzat et M.T. Morlet. On peut aussi envisager un diminutif de Malo (voir Maclou), mais là encore ce n'est guère vraisemblable, sauf cas particuliers. Restent deux possibilités : soit un diminutif de mal (= méchant, mauvais), soit une variante de Maillet (surnom de celui qui manie cet outil, par exemple un forgeron). Voir également Malet.
Malteau
Sans doute diminutif de Malet, Mallet (voir ces noms), le patronyme, très rare, semble avoir été surtout porté dans la Marne.
Gauthier, Gautier, Gautié
Nom très fréquent dans toute la France. Il s'agit d'un nom de personne d'origine germanique, Waldhari (wald = qui gouverne + hari = armée), dans lequel le d s'est assourdi en t.
Duvaltier
Originaire d'une localité appelée Le Valtier (commune d'Hondouville-sur-Iton, 27). Valtier pourrait être un patronyme (autre forme de Gautier).
Fagegaltier
Nom porté dans l'Aveyron et les départements voisins. Désigne celui qui est originaire de Fagegaltier, hameau de la commune de Firmi (12). Sens du toponyme, le hêtre (fage) de Galtier, nom de personne correspondant à Gautier.
Vautherot, Vautrot
Diminutif de Gautier, ou plutôt de sa variante Vautier, Vauthier, rencontrée surtout dans l'Est. Pour le sens, voir Gauthier.
Walter
Nom porté en Angleterre, en Allemagne et en Alsace-Lorraine, qui correspond au nom de personne Gautier, Gauthier (wald = qui gouverne + hari = armée).
Wouters
Equivalent flamand du nom de personne Wautier, Gautier (voir Gauthier). On rencontre aussi la forme Wauters, qui a le même sens.
Votelet
Nom très rare qui semble correspondre à Vautelet, lui-même bien rare, ce qui rend difficile la localisation de son origine. Plus fréquent, le nom Wautelet (08, 59, 62) est considéré comme un diminutif de Gautier, ce qui devrait être aussi le cas pour Votelet et Vautelet.
Waultre
Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c'est une variante de Waultier (= Gautier).
Gautriau
Diminutif de Gautier porté dans l'Aude et la Gironde. Variantes : Gautriaud, Gautrieaud (17, 33).
Magoutier
Le nom est surtout porté en Corrèze, où l'on trouve aussi la forme Magoutière. Variante : Magouthier (03). Il existe un hameau appelé Magoutière à Soudaine-Lavinadière (19), qui devrait être à l'origine du nom de famille. Signification possible : le domaine de Magout, Magoux, nom de personne d'origine germanique rencontré dans la même région (racine magan = force). Autre solution : le mas de Goutier (variante de Gautier ou de Gontier).
Gautreau
Diminutif de Gauthier, Gautier porté en Vendée et dans les régions voisines. Variantes : Gautraud, Gautreaud (16), Gautrault (79, 86).
Galtayries
Le nom est porté dans le Cantal et le Lot. Variante : Galtayrie. Il désigne le domaine ou la ferme de Galtier (variante de Gautier), et renvoie à deux hameaux ou lieux-dits : la Galtayrie à Maurs (15), et le Moulin de la Galtayrie à Gintrac (46).
Gauter
Variante de Gautier, Gauthier (voir ce nom) surtout portée dans le Morbihan. La chute du i se retrouve dans les diminutifs Gautereau (77, 58), Gautereaud (24), Gauterin (01), Gauteron (47, 87), Gauteroux (24).
Wautelet
Le nom est porté dans les Ardennes et le Nord-Pas-de-Calais, ainsi qu'en Belgique. C'est un diminutif de noms commençant par Waut-, en principe Wautier (= Gautier). Variantes : Wauthelet, Wauttelet.
Voiton
Le nom est surtout porté dans la Loire-Atlantique et la Mayenne. Sens obscur. Il pourrait s'agir d'un diminutif de Voitier, variante de Gautier, mais le nom Voitier est lorrain.
Tirello
Nom rare porté en Italie du Nord, où il est beaucoup plus fréquent sous la forme Tirelli. Sens incertain. Faut-il y voir un diminutif de "tiro" (= tir, action de tirer) ? On envisagera aussi un hypocoristique de Gualtieri (= Gautier)."
Gautré
Porté notamment dans la Mayenne et la Seine-et-Marne, pourrait être un diminutif du nom de personne Gautier. Cependant, pour la Mayenne, on pensera plutôt à un toponyme, variante de Gautrais (= la ferme, le domaine de Gautier).
Wuyts
Porté dans le département du Nord et en Belgique, c'est un ancien nom de personne, sans doute forme courte de Wouters, équivalent flamand de Gautier (source : Herbillon/Germain, voir bibliographie).
Le patronyme recherché a également été trouvé dans les définitions suivantes :

Gauteur
Le nom est porté dans la Mayenne. Variantes : Gauteux, Gautheur, et sans doute Gauteul. Sens incertain : peut-être un dérivé de gaut (= bois, forêt dans cette région). Peut-être éventuellement un bon vivant (sens attesté pour gautier en ancien français).
Lavaugautier
Désigne celui qui est originaire de Lavaugautier, hameau à Naillat, dans la Creuse. Signification : la vallée de Gautier, nom de personne.
Huet
Hypocoristique formé avec le suffixe -ET sur le nom de baptême Hue, qui est une variante très répandue de Hugues (germ. hug = intelligence). Nom très répandu en France, notamment en Normandie. Matronyme : Huette (61, 27).
Hove
Nom surtout rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais. Semble une variante de Howe, l'une des formes prises par le nom Hue (également Hugues, Hugo, voir Huet pour le sens). Autre possibilité : un toponyme flamand désignant une ferme (néerlandais hof).
Huard
Diminutif de Hue (voir Huet) porté notamment dans la Mayenne et le Calvados. Variante : Huart (59, 62). Diminutifs : Huardeau, Huardel.
Huchon
Nom fréquent dans l'Ouest (49, 76 44). C'est une variante de Husson, hypocoristique du nom de baptême Hue, Hugues (voir Huet). On trouve avec un autre suffixe la forme Huchet (44, 85).
Hue, Hué
voir Huet. Nom très répandu en Normandie.
Huin
Diminutif de Hue (voir Huet pour le sens), ancien nom de baptême plus connu sous la forme Hugues. Le nom Huin est porté dans le Nord et en Lorraine. Variantes : Huïn, Huyn et parfois Guin, mais ce dernier nom a le plus souvent une autre origine (voir Guin).
Hulot
Assez fréquent dans les Ardennes et dans le Nord, le nom semble évoquer la chouette (ce serait alors un sobriquet), mais il faut aussi envisager un diminutif formé formé à partir de Hu, Hue, nom de personne d'origine germanique qui correspond au prénom Hugues (voir Huet pour le sens).
Husson
Nom très répandu en France, mais surtout présent dans l'Est (54, 55, 08). Hypocoristique du nom de baptême Hue (voir Huet).
Luguet
Agglutination de l'Huguet, diminutif de Hugues (voir Huet pour le sens). C'est dans la Haute-Vienne que le nom est le plus répandu. Le même processus se retrouve dans les noms Lugue (56), Lugues (89), Luguin (07), et sans doute Lugo, Lugot.
Luez
Le nom est porté dans le département du Nord et dans la Somme. Tout comme Luet (50, 29, 49), son sens est incertain. Peut-être une agglutination de l'Huet (voir Huet). A noter cependant qu'un hameau s'appelle Le Luet à Béville-le-Comte (28), et que le mot "luet" a désigné une redevance en seigle (dictionnaire de Bescherelle)."
Houet
Porté dans le Maine-et-Loire, la Manche et l'Oise, le nom peut évoquer une petite houe (surnom de son utilisateur), mais on pensera surtout à une variante de Huet. Matronyme ou variante : Houette (59, 53, 41).
Houot
Le nom est surtout porté dans les Vosges. Tout comme Huot (89, 52, 25), c'est sans doute un diminutif de Hue (voir Huet pour le sens). Le rapport avec la houe, parfois évoqué, semble très incertain.
Rouleau
C'est dans la Loire-Atlantique et la Vendée que le nom est le plus répandu. Voir Roulot pour le sens. Formes voisines : Roulaud (87, 16), Rouleaud (24, 44, 16), Rouleaux (35, 88, 76). Avec doublement du L : Roullaud (44), Roulleau (28, 35, 49), Roulleaud (17), Roulleaux (61, 35).
Morize
Variante du nom de baptême Maurice, portée surtout dans l'Eure-et-Loir. Diminutifs : Morizeau, Morizet.
Rizat
Assez rare, le nom est notamment porté dans l'Allier. Tout comme Rizet, Rizard, Rizart (71), c'est sans doute un diminutif de Morize, variante du prénom Maurice.
Petit
Sobriquet désignant un homme petit (éventuellement aussi le plus jeune de la famille), c'est l'un des cinq noms de famille les plus portés en France. Diminutifs : Petitaud (87), Petiteau (44, 85), Petiteaud (16), Petiteaux (24), Petitet (03, 10, 58), Petiton, Petitou, Petitout (19, 24), Petitot (21, 51, 70).
Le patronyme recherché a également été trouvé dans les définitions suivantes :
Ameziane
Nom de personne berbère, porté également par des juifs d'Afrique du Nord, qui signifie celui qui est beau ('amazyân). Autre possibilité : celui qui est petit (ameZyan), sens que le nom pourrait avoir en Kabylie .
Atmane, Atmani
Nom arabe, variante de Othman(e), Othmani, Outmani : vient de `uthmân (= petit serpent), nom porté par le troisième calife de l'Islam.
Bancel
Ce nom désigne un petit banc, et dans ce cas il s'agit sans doute du surnom donné à celui qui fabrique des bancs. Mais, en occitan, il peut aussi avoir le sens de bande de terre, terrasse cultivée, et il pourrait donc s'appliquer à celui qui exploite ce type de parcelle, ou plutôt qui habite un lieu-dit portant ce nom. On rencontre les Bancel surtout dans la Haute-Loire et l'Ardèche. Un hameau s'appelle le Bancel à Dunières, ainsi qu'une ferme à Chaudeyrolles. Diminutifs : Bancillon, Bancilhon, surtout portés en Lozère. A noter le village du Bancillon à Sant-Ilpize (43).
Barsac, Barsacq
Nom assez fréquent dans les Landes, également présent dans l'Ardèche. Désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom. On a le choix notamment entre Barsac dans la Gironde et un petit village du même nom dans la Drôme. Sens du toponyme : le domaine (suffixe -acum) de Barcios (nom de personne gaulois). Variantes : Barzac, Barzacq.
Bentayou
Nom du Sud-Ouest désignant celui qui est originaire du petit village de Bentayou-Sérée (64).
Bergeret
C'est dans les Pyrénées-Atlantiques que le nom est le plus répandu : il y désigne non pas un petit berger, mais un petit verger (toponyme). On le rencontre aussi en Bourgogne et dans le Dauphiné, et là par contre c'est un petit berger (ou le fils de celui qui s'appelle Berger).
Bergeroo, Bergerou
Nom de famille béarnais désignant celui qui est originaire d'un lieu-dit (le) Bergeroo (= le petit verger).
Berrou
Nom porté dans le Finistère. Diminutif de berr, qui signifie en breton court. Sobriquet donné à un homme petit. Variante : Le Berou. On trouve aussi dans le même département le patronyme Le Ber.
Bessette
Nom essentiellement corrézien, c'est un toponyme qui désigne une petit bois de bouleaux (en occitan bés = bouleau, du gaulois betua).
Bey
Fréquent en Saône-et-Loire, également présent en Alsace. Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Bey : en Saône-et-Loire c'est le nom d'un village proche de Chalon. Deux autres communes s'appellent Bey (01, 54). Sens du toponyme : variante de bief (canal alimentant un moulin, petit cours d'eau). En Alsace, il semble s'agir plutôt d'un nom de personne d'origine germanique.
Béziaud
Nom rencontré en Charente-Maritime. Il signifie voisin, nom qui souvent désigne en toponymie un petit hameau.
Bié
On rencontre le nom dans des régions très différentes, soit le Béarn, soit la Brie. En Béarn, c'est une variante de Vié, toponyme ayant le sens de petit chemin. Dans la Brie, il peut s'agir d'un toponyme qui correspond au mot bief (canal apportant l'eau à un moulin), mais aussi d'un ancien nom de baptême, correspondant au latin Beatus (beatus = heureux).
Bihel
Originaire du Cotentin, le nom semble devoir être rattaché au breton Bihan (= petit), avec remplacement de la finale par le suffixe très normand -el.
Biraud
Rencontré surtout dans l'Ouest, c'est un dérivé du verbe d'ancien français birer, qui pouvait avoir plusieurs sens. Le plus courant est celui de loucher, et donc on considère le plus souvent qu'il s'agit d'un sobriquet désignant une personne qui louche. Autres possibilités : celui qui boite, ou encore celui qui mène une vie joyeuse. Lorédan Larchey signalait au XIXe siècle que dans le Poitou on appelait par amitié un enfant mon petit biraud, ce qui pourrait laisser penser encore à un autre sens !
Bocquet
Nom du nord de la France. On le considère généralement comme un diminutif de bouc, sobriquet désignant une personne qui ne sent pas très bon. Mais ce sens est discutable, car il peut très bien s'agir d'une variante picarde de bosquet (= petit bois), et donc d'un toponyme.
Boisson
Un patronyme très répandu, que l'on trouve dans des régions très diverses, depuis le Jura jusqu'aux Charentes, en passant par le Gard. Désigne celui qui est originaire d'une localité ou habite un lieu-dit portant ce nom. Sens du toponyme : petit bois, buisson ou encore lieu où pousse le buis.
Bommenel
Nom porté dans le Vaucluse et la Drôme. Paraît désigner celui qui est originaire de Bomènel, hameau de la commune de Saint-Roman-de-Malegarde (84). Mais il est possible que ce soit le toponyme qui vienne du nom de famille. Dans ce cas, celui-ci pourrait signifier "le bon petit" (occitan menel, dérivé du latin minus, employé surtout avec le sens de petit doigt)."
Bordelon
C'est un petit bordel. Mais au moyen âge ce mot n'avait pas le sens actuel (qui nous est venu d'Italie). C'était au départ une cabane en planches, puis une petite ferme. Donc celui qui habitait une petite ferme (nom rencontré notamment dans le Loiret).
Boucaud (de)
Nom surtout porté dans la région lyonnaise. Le nom de Boucaud se rencontre quant à lui dans le Bordelais. Ce patronyme semble avoir plusieurs origines différentes. Il peut s'agir d'un nom de personne d'origine germanique, Burgwald (burg = fortification + wald = qui gouverne). Mais dans bien des cas on doit avoir affaire à un toponyme, comme semble le confirmer la forme de Boucaud. Il y a bien sûr la commune du Boucau (64), où le mot boucau signifie embouchure, et on trouve dans le Jura et l'Allier des communes du nom de Bouchaud, qui laissent penser que Boucaud a dû également être utilisé (sans doute avec le sens de petit bois).
Bouchat
Le dictionnaire de M.T. Morlet évoque un petit tonneau, et estime qu'il pourrait s'agir d'un sobriquet s'appliquant à un homme ventru. Cependant, le fait que le nom se soit rencontré surtout dans l'Allier, avec un suffixe -at qui pourrait être d'origine auvergnate, peut aussi nous faire penser à un toponyme signifiant le petit bois, le bosquet.
Grossetête
Le sens du sobriquet est clair. On rencontre le nom dans la Haute-Saône et l'Ille-et-Vilaine. La forme Grossetaite (47, 33) devrait en être une variante.
Rousselet, Rousselot
Diminutif de Roussel, lui-même diminutif de Roux (celui qui a les cheveux roux). Le patronyme Rousselet se rencontre surtout dans l'Yonne et la Seine-et-Marne. Quant aux Rousselot, on les trouve en Lorraine (54, 88).
Brisard
Serzait le surnom d'un homme violent (dérivé du verbe briser). Le nom est fréquent en Mayenne et en Vendée (également 21). Variantes : Brisart (59), Brizard (85, 17, 37), Brizart (35).
Prunier
Nom désignant celui qui possède un prunier ou habite près d'un prunier. Peut aussi être originaire de l'un des nombreux hameaux ou lieux-dits portant ce nom.
Le patronyme recherché a également été trouvé dans les définitions suivantes :
Negrier
Un nom étonnant, autrefois assez répandu en Salanque (P-O). Sachant que l'actuel négrier (qui fait la traite des nègres) ne date que du XVIIIe siècle, il faut chercher une autre origine. En fait, il s'agit d'un toponyme rencontré fréquemment en Charente et dans le Sud-Ouest. Des hameaux portent ce nom à Châlus (87), Varennes (82) et Lavalette (31). Signification : sans doute une variété de cerisier ou de prunier (à fruits noirs).
Pruet
Nom porté dans les Landes, à rapprocher de Pru (64), nom gascon qui signifie prune, et sans doute par extension prunier. Il s'agit soit d'un diminutif de Pru, soit d'un lieu planté de pruniers.
Prugnolle
Le nom est très rare. Difficile de situer son origine géographique. Il désigne en tout cas celui qui est originaire d'un lieu-dit (la) Prugnolle, sans doute un endroit où pousse le prunier. Il existe un hameau La Prugnolle à Rocles, dans l'Allier.
Pflimlin
Porté notamment en Alsace et en Suisse, c'est un diminutif de l'allemand Pflaum (= prune), sans doute surnom donné à celui qui habite près d'un prunier (mais un sens métaphorique n'est pas impossible : petit homme rond).
Pronier
Surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Somme (variantes : Proniez, Pronnier), le terme désigne en
picard le prunier (la prune se disant pronne). Le nom de famille désigne donc celui qui habite un lieu-dit 'le Pron(n)ier'.
Pruneau
Fréquent dans de nombreuses régions de France (85, 62, 77 notamment), le nom évoque la prune ou le prunellier. Plusieurs solutions pour l'interprétation : soit un toponyme (lieu où poussent le prunier ou le prunellier), plusieurs hameaux s'appelant le Pruneau en Poitou-Charentes, soit un surnom pour celui qui est noir comme une prune ou rondouillard comme une prune. Variantes ou formes voisines : Prunaud, Pruneaud (23), Prunault (35), Prunaux, Pruneaux (70, 52, 80, 39), Prunel (71, 42, 56), Prunell (81), Prunelle (77, 51).
Prunet
Surtout porté dans le Cantal (également 81, 82), désigne un lieu où pousse le prunier. Le toponyme est très répandu dans la partie méridionale de la France.
Balossier
Porté en Picardie ainsi que dans les Ardennes, c'est un toponyme évoquant le prunier sauvage ou le prunellier. Variante : Ballossier (Île-de-France).
Prune
Rare, le nom est surtout porté dans la Sarthe. Difficile de savoir s'il évoque un marchand de prunes, un lieu où pousse le prunier, ou encore s'il s'agit d'un sobriquet (celui qui est petit et rondouillard comme une prune). On rencontre la forme Prunes dans le Tarn-et-Garonne et les départements voisins.
Blondin
Diminutif de Blond (= celui qui a les cheveux blonds). Le nom de famille Blond se rencontre surtout dans l'Ouest et en Artois. Les Blondin sont nombreux dans la Somme et l'Isère. Autres dérivés : Blondael (59), Blondain (71, 42, 23), Blondard (03), Blondat (89), Blondaud (23, 14), Blondaut (71), Blondaux (02), Blondaz (74), Blondeau (59, 71), Blondeaut (71), Blondeaux (59, 76), Blondeel (59), Blondel (76, 80), Blondelle (02, 60), Blondelet (58, 08), Blondelon, Blondelot (77), Blondelu (80), Blondet (36, 87), Blondey (25, 59), Blondez (59), Blondiau, Blondiaux, Blondieau, Blondieaux (59), Blondon (58, 21, 38), Blondot (54), Blondou, Blondy (24, 87).
Hansquin, Hansquine
Noms rencontrés dans les Ardennes ainsi qu'en Belgique. Hansquin est un diminutif de Hans, formé avec le suffixe wallon -kin (= enfant). Quant à Hans, c'est une forme avec aphérèse de Johannes (= Jean), très fréquente de l'Allemagne à la Belgique. La forme Hansquine est parfois un matronyme (nom transmis par la mère).
Arnould
C'est un nom de personne d'origine germanique, soit une variante de Arnaud (voir ce nom), soit le nom Arnwulf (arn = aigle + wulf = loup). Le patronyme Arnould est très fréquent en Lorraine, et sa variante alsacienne est Arnold. Autres formes : Arnoult (51), Arnoud (73), Arnout (59, 62).
Aernoudts
Variante du nom de personne Arnaud, Arnoud, portée dans le Nord-Pas-de-Calais. C'est une forme flamande avec suffixe de filiation -s. Formes voisines : Aernoudt, Aernout, Aernouts.
Arnod
Variante d'Arnoud (voir Arnaud pour le sens) portée en Savoie. Diminutifs : Arnodin (45), Arnodinot.
Picard, Picart
Désigne le plus souvent celui qui est originaire de Picardie, mais parfois aussi un ouvrier se servant d'un pic. A noter enfin qu'il peut s'agir aussi d'un toponyme, assez courant dans le Massif Central.
Cauche
Nom porté en Picardie. Surnom métonymique d'un fabricant de chausses (en picard, chausse se disait cauche).
Cauet
Nom porté en Picardie (variante : Cauhet). C'est un diminutif de l'ancien picard cauwe (= chouette). Il s'agit donc d'un sobriquet dont le sens reste à définir avec précision, ce qui est très difficile avec les noms d'oiseaux. Autre forme : Cauwet.
Le patronyme recherché a également été trouvé dans les définitions suivantes :
Anguet
Nom assez rare porté en Normandie. Il pourrait s'agir d'une déformation de Anquet, patronyme picard qui est un diminutif de Han (Jehan = Jean).
Bardaille
Nom rare rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais, de sens obscur. A rapprocher peut-être du picard berdale, sobriquet donné à celui qui a un gros ventre.
Bourez
Nom porté dans le département du Nord. Variantes : Bouret, Bouretz, Bourey. Pourrait se rattacher à l'ancien picard bouret (= baquet), surnom d'un fabricant de baquets, ou plus probablement à la bourre (étoffe grossière, nom d'un fabricant ou d'un vendeur).
Bozion
Nom du Nord. Serait une contraction de beausillon (= bel oiseau en picard).
Brouet
Nom surtout porté dans les Ardennes. M.T. Morlet y voit un consommateur de brouet (sorte de potage). C'est possible, mais c'est loin d'être une évidence. Il faut de toute façon envisager un rapprochement avec Brouette (80), sachant qu'en ancien picard les formes apparemment masculines ou féminines sont interchangeables. Donc, dans les deux cas, il faut aussi penser à un conducteur de brouette (char à deux roues).
Buland
Nom fréquent en Normandie (76), où l'on trouve aussi la forme Bulan. C'est une variante du picard Boulenc, désignant le métier de boulanger (voir aussi Boulanger). Autres formes : Boulan, Bouland, Boulang, Boulant.
Busiau, Busiaux
On trouve ce nom surtout dans le nord de la France (80, 62 notamment). Il est également présent en Belgique, d'où il semble originaire. Son interprétation n'est pas des plus faciles, car plusieurs pistes existent (et aucune d'entre elles n'est peut-être la bonne !). D'abord, un dérivé de Bus-, variante du nom de personne d'origine germanique Boso (= mauvais, méchant). Ensuite une variante de busel (= canal, conduit d'eau), ou encore un dérivé du liégeois bûzê (= gosier, gorge). Enfin un toponyme désignant un lieu où le buis est abondant. Pour ma part, j'hésite entre le conduit d'eau et le buis. Mais il faut noter qu'en picard le verbe buser signifie penser, réfléchir. Et puis (décidément on ne s'en sort pas), en ancien français, les mots bus, bussot, busard désignaient un personnage niais.
Canu
Nom fréquent en Normandie. C'est un sobriquet désignant celui qui est chenu (en normand et en picard l'initiale CA- ne s'est pas transformée en CHE-), autrement dit qui a les cheveux blancs.
Caplot
Nom picard. C'est sans doute un dérivé de capel (= chapeau), désignant un porteur ou un marchand de chapeaux. Il n'est cependant pas interdit d'y voir un dérivé de cape, ou encore de capele (= chapelle en picard). Dans tous les cas, il y a eu amuïssement du e devant l.
Carincotte
Nom rencontré surtout dans le Pas-de-Calais (Coyecques). Je n'ai hélas aucune idée certaine sur sa signification. On rencontre dans le même département le patronyme Carin, de sens lui aussi obscur, mais qui pourrait être une variante picarde de Quirin, nom de baptême (voir ce nom), comme le flamand Caryn. Peut-être donc un diminutif de Carin, ou bien un vieux terme picard apparemment inconnu.
Chaboche
Patronyme surtout porté dans l'Eure-et-Loir, qui correspond au picard Caboche. En ancien français le mot caboce est un dérivé de boce (= bosse), très vite employé en Picardie et en Normandie avec le sens de "tête". Il s'agit donc sans doute d'un surnom donné à celui qui a une grosse tête."
Chedot
Nom porté en Normandie (14, 27, 76). Fait partie des (trop nombreux) noms de famille sur lesquels il est difficile de se faire une idée précise. On peut penser à une variante de "caduc", avec le sens de triste, accablé (mot à mot : qui tombe). Signalons que le picard "cadot" signifie "fauteuil", mais il est difficile de faire un lien avec le patronyme."
Cliche
C'est dans l'Aisne que le nom est le plus répandu. C'est l'équivalent picard de l'ancien français clice, qui désignait notamment l'osier tressé. Sans doute le surnom d'un fabricant d'objets tressés (par exemple des clisses, petites claies pour égoutter les fromages). On trouve toujours dans l'Aisne la variante Clisse. Diminutif : Clichet (02).
Copieux
Nom très rare porté à Rouen. Le mot copieu désigne en picard un copeau, ce devrait être le surnom d'un menuisier. Formes voisines et plus fréquentes : Copeau (60), Copeaux (Lorraine), Coupeau (53), Coupeaux (50), Coupeaud (33, 87, 76). A noter cependant que d'autres solutions sont possibles pour tous ces noms, qui sont des diminutifs de l'ancien français cope, dont les sens étaient très nombreux : coupe ou vase, cuve, mesure pour le grain, et enfin monticule. Ce dernier sens se retrouve en ancien français dans le mot copel, et donc aussi dans copeau.
Crombet
Un nom assez fréquent dans le nord de la France. Variantes : Crombette, Crombez. Surnom donné à un bossu. Vient de l'ancien picard (également wallon, néerlandais et même breton) crom, crombe, adjectif signifiant courbé, voûté. On trouve le même adjectif en ancien français sous la forme combre (étymologie obscure).
Delamoye
Nom assez rare, rencontré dans l'Oise. Il s'agit certainement au départ d'un toponyme. La solution la plus évidente est une variante de Moille, Mouille (= lieu humide, marécageux). Mais il existe en picard le nom moie, qui désigne soit un pétrin, soit une meule de blé.
Delebarre
Fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais, désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit la Barre (en picard, le est aussi un article féminin). Sens du toponyme : lieu clôturé.
Delebecque
Surtout porté dans le Nord et en Belgique (variantes : Delbec, Delbeck, Delbecke, Delbecq, Delbecque, Delbecques, Delbeke, Delbeque, Delebecq), désigne celui qui habite le lieu-dit le Becq, terme picard désignant un ruisseau (racine germanique baki).
Blanchard
Peut-être un dérivé de Blanc formé avec le suffixe -ard, à valeur sans doute péjorative. Mais il faut surtout penser à un nom de personne d'origine germanique, formé avec hard (= dur), précédé de blank = brillant. Il existe un saint Blanchard, confesseur qui fut particulièrement honoré dans la Brie. Le nom de famille est très répandu en France, on le rencontre surtout dans l'Ouest (85, 86, 22, 44),
mais aussi dans le département du Nord, dans la Loire et la Saône-et-Loire. Variantes : Blanchart (59, 02), Blanchaert (59), Blanchar (59, 62). Diminutif : Blanchardon (42).
Remacle
Porté dans le Nord et les Ardennes ainsi qu'en Belgique, c'est un nom de personne (Remaglus au VIIe siècle) popularisé par saint Remacle, moine chargé par saint Éloi d'évangéliser les Ardennes, où il fonda les abbayes de Corbion, Stavelot et Malmédy (fête le 3 septembre). Variantes : Remack (55), Remarck, Remark (57), Remarque.
Deremarque
Surtout porté dans la Meuse (Les Islettes), semble désigner le fils de celui qui s'appelle Remarque, graphie erronée de Remacle (voir ce nom).
Pertuis
Porté dans divers départements (19, 24, 53, 38), c'est un toponyme désignant un passage, nom de nombreuses localités en France. Variantes : Pertuit (24), Pertus (30, 07, 17), Pertuy (57, 54), Pertue, Perthue (53), Perthuis (45), Perthus (17, 30), Perthuy (44, 45). Dérivés : Pertuet (53), Pertuisel (22, 76), Pertuiset (74, 22), Pertuisot (60, 71, 89), Pertuisset (35), Pertuizet (01, 69), Pertusier (25, 89), Pertusot (54), Pertuzon (59, 76), Pertuzot (21), Perthuison, Perthuisot.
Rosaz
Nom de famille savoyard évoquant la rose, soit comme prénom féminin, soit plutôt comme toponyme (cf. le hameau de La Rose à Rochefort, 73).
Desnoyer, Desnoyers
Assez fréquent autour du Limousin, également rencontré dans l'Yonne, désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit les Noyers (plantation de noyers).
Denoyes, Denoyés
Le nom se rencontre surtout en Languedoc-Roussillon (34, 66). C'est visiblement une variante de Desnoyer, Desnoyers (voir ce nom).
Denoyer
Porté dans la Seine-Maritime et dans l'Aisne, c'est, tout comme Denoyers (76), une variante de Desnoyer, Desnoyers (celui qui habite un lieu-dit les Noyers).
Rozière
Fréquent en Lozère, on le retrouve sous la forme Rozières dans l'Aveyron. C'est un toponyme désignant un lieu où poussent les roseaux. Variantes : Rosière, Rosières, Rouzière. Le toponyme est très répandu dans toute la France.
Badiou
Le nom est assez fréquent dans la Haute-Loire et les départements voisins. Variante : Badion. Il faut apparemment le rapprocher de l'occitan badiu (= qui reste bouche bée, nigaud). A noter les hameaux de Badiou à Rosières, et des Badioux à Laussonne (locus de Badinis, 1448), qui semblent formés sur le nom de famille.
Carmes, Carmès
Le nom est porté à la fois dans les Côtes-d'Armor et dans le Tarn. En Bretagne (Carmès), c'est un toponyme désignant un hameau (ker) situé dans un champ ouvert (maes, selon A. Deshayes, Dictionnaire des noms de famille bretons) : Carmès est un hameau à Saint-Tugdual (56), A. Deshayes cite aussi un lieu-dit à Lescouet-Gouarec (22). Dans le Tarn (Carmes), c'est le nom de hameaux à Puycelci et à Rosières, de lieux-dits à Saint-Paul-Cap-de-Joux et à Massals. Signification probable : couvent de carmes.
Dusautois
Porté dans le Pas-de-Calais et les départements voisins, le nom s'écrit aussi Dusauthoi, Dusautois, Dussautois, Dussautoy, formes auxquelles on rattachera Dusautoir et Dussautoir, noms portés eux aussi dans le Pas-de-Calais. Le mot "sautoir" a désigné une barrière en forme de croix de Saint-André empêchant le passage des bestiaux, mais que les gens peuvent franchir. Mais on peut aussi rattacher tous ces noms au latin "saltus" (avec le sens de bois, clairière). M.T. Morlet signale l'existence d'un ancien fief appelé le Sautois à Rosières (80)."
Beaumont
Toponyme très fréquent en France, mot-à-mot le beau mont, qui désigne un village construit sur un lieu élevé. Donc, personne originaire d'une localité portant ce nom.
Monbeigt
Nom porté dans les Pyrénées-Atlantiques, rencontré aussi sous la forme Monbeig. C'est un toponyme, équivalent de formes telles que Beaumont, Belmont (le beau mont, gascon bèth = beau). Deux hameaux s'appellent Monbeigt, à Lucq-de-Béarn (64) et à Labatut (40).
Bourcheix
Porté dans le Puy-de-Dôme, c'est une variante de Bourchet, toponyme désignant sans doute un petit bourg. Le Dictionnaire des noms de famille en Puy-de-Dôme signale un lieu-dit Bourchet à Beaumont, le nom de famille étant pour sa part surtout porté à Aubière.
Seignol
C'est dans la Loire que le nom est le plus répandu. On trouve en Corrèze les formes voisines Seignole, Seignolle, Seignolles. C'est un toponyme avec le sens d'étang, marécage (dérivé de Seigne). A noter en Corrèze des hameaux ou lieux-dits Seignolles à Chameyrat et à Beaumont.
Moreau
L'un des noms les plus portés en France. Correspond au méridional ou au normand Morel, et désigne celui qui est brun de peau, mais c'est surtout un ancien prénom (latin Maurellus). Outre la région parisienne, c'est dans le Nord et dans l'Indre qu'on trouve le plus de Moreau. Variantes : Moreaud (16, 71, 69), Moreaux (08, 60).
Moriaud
Nom porté dans la Haute-Savoie, l'Allier et la Nièvre. Il semble s'agir d'un toponyme évoquant le mûrier. A noter le hameau du Moriaud à Saint-Laurent-la-Conche (42) et celui de Moriaud à L'Isle-d'Abeau (38). Autre possibilité, un surnom donné à celui qui est noiraud. Les formes Moriau et Moriaux, rencontrées dans le Nord, sont pour leur part des variantes de Moreau.
Moiroux
Le nom est porté dans la Saône-et-Loire et la région lyonnaise. On rencontre dans le même secteur géographique les formes Moirous (69), Moiroud (38, 71), Moirod (73, 39, 58), à rapprocher de Moiraud (01, 69), Moireau (45, 71), Moireaud (69, 71), Moireaux (77, 71, 39). Il semble s'agir de variantes de Moreau (voir ce nom), le rapport avec la moire évoqué par M.T. Morlet étant à exclure (aucune mention du mot avant le XVIIe siècle).
Mereu
Nom de famille très fréquent en Sardaigne, d'où il s'est ensuite répandu dans une bonne partie de l'Italie. Malheureusement son sens n'est pas évident. La Sardaigne ayant été colonisée au moyen âge par les Catalans, on envisage parfois une déformation du patronyme catalan Moreu : seul problème, celui-ci est lui-même considéré comme une déformation du français Moreau.
Moureau
Variante de Moreau (voir ce nom) porté en Saône-et-Loire, ainsi que dans le Morbihan et la Loire-Atlantique. Variantes ou formes voisines : Moureaud, Moureaux (56 surtout), Mourot (54, 88), Mouraud (44), Mouraut (56), Mouraux (39).
Morio
Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Variante : Moriou (29). Dans son dictionnaire des noms de famille bretons, A. Deshayes en fait un dérivé du breton mor (= la mer, surnom possible pour un marin). On ne peut cependant négiger l'hypothèse d'une forme équivalente à Moreau (voir ce nom).
Mura
Un nom porté surtout dans le Haut-Rhin, où il est présent depuis le XVIe siècle au moins. Les formes les plus anciennes (Morrau, Murrauw, citées par le CDHF du Haut-Rhin, puis Murraw, Murra) font penser à une germanisation des noms français Moreau ou Mureau. On pensera aussi à l'adjectif allemand mürrisch (= maussade, bourru), dont on retrouve le sens dans le nom de famille Murr.
Caraty
Le nom est porté dans l'Indre-et-Loire. Variantes : Carati, Caratis. Sens incertain. S'il s'agit réellement d'un nom tourangeau, on peut penser à un dérivé du verbe 'incarater', qui signifiait dans cette région 'ensorceler'. Ce serait donc le surnom de celui qui est victime d'un sort (source : Jean Moreau, 'les Noms de famille en Touraine'). Cependant, la finale en -i nous invite à nous tourner vers l'italien. Le nom Carati (variante : Caratti) est en effet assez courant en Lombardie, où il semble désigner celui qui est originaire de Carate, localité de la province de Milan.
Chanmoreau
Porté dans le Cher, désigne celui qui est originaire d'une localité portant le même nom (= le champ de Moreau). Trois hameaux s'appellent Champmoreau, à Morcy et à Chapelon (45) ainsi qu'à Ouagne (58).
Tortay
Surtout porté dans l'Indre-et-Loire, ce devrait être un toponyme. On pensera à l'île Tortay, ancien nom de l'île Aucard, à Tours (cité par Jean Moreau, "les Noms de famille en Touraine"). Le nom semble venir de l'ancien français "tort" (= tordu, détour). A noter le patronyme voisin Tortey, en Franche-Comté."
Morault
Variante de Moreau (voir ce nom) surtout portée dans l'Ille-et-Vilaine et plus généralement en Bretagne, également rencontrée dans le Pas-de-Calais. Formes voisines : Moraud (16, 87), Moraut (56), Moraux (35, 59, 02).
Jourda, Jourdan, Jourdain
voir Jorda.
Giordano, Giordani
Forme italienne (et niçoise) du nom de baptême Jourdain : voir Jorda.
Jorda, Jordan
Nom de baptême à double titre, puisqu'il désigne au départ le Jourdain (hébreu Yarden, racine y.r.d = descendre), le fleuve où Jean-Baptiste aurait baptisé le Christ. Ce nom fut adopté par les premiers Chrétiens dès le IIe siècle.
Gordon
Surtout porté en Ecosse, le patronyme renvoie à une localité du même nom dans le Berwickshire. En Angleterre, on pensera plutôt à des personnes originaires de localités françaises appelées Gourdon. Le nom de famille est également porté par des juifs d'Europe de l'Est, notamment polonais, avec un sens qui demeure incertain : pour les uns, il s'agit d'une autre forme de Jordan (= le Jourdain), pour d'autres, les Gordon sont originaires de la ville de Grodno, en Biélorussie (solution la plus couramment admise) ou d'une autre localité formée sur gorod (= la ville).
Jourdier
Porté dans la Nièvre ainsi qu'en Seine-Maritime, c'est un nom de sens incertain. Pourrait être, avec une autre finale, une variante de Jourdain, ancien nom de baptême.
Denat
On rencontre le nom dans l'Aude, ainsi qu'en Savoie et dans le Dauphiné. Dans l'Aude, il semble désigner celui qui est originaire de Dénat, commune du Tarn. Signification : le nom se décompose en 'd'en At', et désigne le domaine d'At (Atto, nom de personne d'origine germanique), le nom étant précédé de la particule 'en' utilisée comme marque de respect. Pour les Denat des Alpes, l'explication est forcément différente : il pourrait s'agir, selon M.T. Morlet, d'un hypocoristique de noms de baptême tels qu'Audin ou Jourdain.
Jourdes
Le nom est surtout porté dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne. On le rencontre aussi en Haute-Loire, où il est plus fréquent sous la forme Jourde. On peut en faire une variante de l'ancien prénom Jourdain, mais il s'agit plutôt d'un toponyme, assez fréquent en pays occitan. A noter, pour les régions concernées, les hameaux de Jourdes à Saint-Projet (82), Le Verdier (81), Puygouzon (81), et celui de Jourde à Périgneux (42). Une commune de la Vienne s'appelle Saint-Laurent-de-Jourdes. Sens incertain, mais on pensera à un lieu où pousse le framboisier (occitan gers, catalan gerd = framboise, gascon jourdou = framboisier, étymologie obscure).
Danet
Surtout porté dans le Morbihan, le nom fait l'objet de plusieurs interprétations. On envisagera d'abord un hypocoristique de Daniel, mais Dauzat préférait un hypocoristique de Jourdan, Jourdain (Jourdanet > Danet). Une solution plus bretonne pourrait en faire un diminutif de dan (= gendre).
Gilbert
Nom de personne d'origine germanique, Giliberht (gil = ardent + berht = brillant) répandu dans toute la France, mais surtout dans l'Ouest (85, 79). Diminutif : Gilberton (03, 87). Autre dérivé : Gilbertas (63), nom de hameaux (la Gilbertasse) à La Chapelle-Agnon et à Saint-Amant-Roche-Savine (63). Forme italienne : Gilberti (Lombardie).
Gibert
Nom porté en Catalogne. C'est un nom de personne d'origine germanique, sans doute Giliberht (gili = ardent + berht = brillant), qui est aussi à l'origine de Gilbert.
Gilbin
Diminutif de Gilbert (ou de Gilbaut) porté dans les Ardennes et en Lorraine.
Glibert
Patronyme porté dans le département du Nord et en Belgique. C'est un nom de personne d'origine germanique, identique pour ses racines à Gilbert (voir ce nom), mais avec amuïssement de la voyelle initiale (alors que dans Gilbert c'est la voyelle centrale qui s'est amuïe).
Guilbert
Nom de personne d'origine germanique, forme contractée de Guillabert (wille = volonté + berht = brillant) ou variante de Gilibert, Gilbert (voir Gilbert). Le patronyme Guilbert est très fréquent en Picardie.
Gison
Désigne en anglais le fils de Gibb, hypocoristique de Gilbert.
Gibbs
Forme avec s filiatif de Gibb, nom de personne anglais, hypocoristique de Gilbert.
Gesche
Porté en Alsace-Lorraine, rencontré aussi en Belgique sous la forme Gesché, c'est un diminutif bas-allemand de Gilbert (Giselbert). Formes voisines : Giesecke, Gieseke.
Ciliberto
Le nom est porté à la fois dans le nord de l'Italie (Piémont, Lombardie) et dans le sud (Campanie, Calabre, Sicile). Portée dans les mêmes régions ainsi que dans les Pouilles, la forme plurielle Ciliberti est plus fréquente. C'est un nom de personne d'origine germanique qui correspond au français Gilbert.
Giliberti
Variante de Gilberti (voir Gilbert), ce nom de famille italien est surtout porté dans le Sud (Campanie, Pouilles, ouest de la Sicile). On trouve aussi en Sicile la forme Giliberto. Le nom existe dans les Alpes françaises sous les formes Gilibert (38), Gillibert (05, 38).
Leblanc
Très répandu dans de nombreuses régions françaises, mais surtout dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom désigne celui qui a le teint ou plutôt les cheveux blancs.
Blanc, Blanch
Un surnom très fréquent, lié sans doute plus à la couleur des cheveux qu'à celle de la peau (n'oublions pas en effet que le nom Leblanc est très répandu dans la partie nord de la France, où les gens ne sont pas spécialement bronzés). Il peut aussi s'agir d'un nom de baptême (cf. l'italien Bianco). A noter qu'en Provence le nom Blanc a souvent été donné à des enfants trouvés.
Aubry
Nom de personne d'origine germanique, Albaric (alb = elfe + ric = puissant), rencontré surtout en Lorraine (88, 54).
Aubrière
Nom porté dans l'Ouest, des Charentes à la Normandie. Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit l'Aubrière, les Aubrières (plus d'une cinquantaine de hameaux). Sens du toponyme : sans doute un lieu planté d'arbres, peupliers, saules ou aulnes selon les régions, ou encore le domaine d'Aubry.
Lobry
Patronyme courant dans le nord de la France. Il pourrait s'agir d'un nom de personne d'origine germanique , Lobric (lob = louange + ric = puissant). Autre possibilité, plus vraisemblable selon moi : l'Obry, nom formé avec un article défini à partir de Obry, variante du nom de baptême Aubry (voir ce nom).
Obry
Variante de Aubry (voir ce nom) rencontrée en Picardie et en Normandie.
Obriot
Diminutif du nom de personne d'origine germanique Aubry (variante Obry, voir Aubry), rencontré en Lorraine (57, 88). Avec un autre suffixe : Obriet (70, 10).
Brion
Fréquent notamment dans les Ardennes et dans la Vienne, désigne le plus souvent celui qui est originaire de Brion, nom de localité très répandu dans toute la France (avec le sens de petite colline généralement fortifiée, dérivé du gaulois briga). Il peut aussi s'agir d'une aphérèse d'Aubrion, d'iminutif d'Aubry. Enfin, il arrive que le nom Brion soit une déformation de Bréant (voir ce nom), par une forme intermédiaire Breon.
Desobry
Porté dans le département du Nord et en Normandie, semble désigner le domaine qui était tenu par les Obry, nom de famille rencontré dans le même secteur géographique (voir Aubry pour le sens). Variantes : Desoubry, Desoubrie, Desoubries, Desobrie, Desaubry.
Alberisio
Patronyme italien très rare (quelques mentions dans le Piémont). C'est un nom de personne d'origine germanique, équivalent du français Aubry (voir ce nom). Il est plus fréquent sous les formes Albericci (Corse), Alberico, Alberici, Alberigo, Alberighi, Albrisio, Albrizio, Albrizzio, Albrizzi.
Briot
Le nom est fréquent dans les Vosges et la Haute-Marne. C'est un diminutif du nom de baptême Aubry, formé par aphérèse. Diminutifs : Briotet, Briottet (Bourgogne).
Aubril
Le nom est surtout porté dans la Manche, on le rencontre aussi dans la Somme. Il semble s'agir d'un diminutif du nom de personne Aubry (voir ce nom), mais c'est loin d'être une certitude. A noter le hameau des Aubrils à Mortain (50).
Laubry
Porté notamment dans l'Allier et le Nord, c'est une variante de Aubry (voir ce nom) avec agglutination de l'article défini.
Briet
Surtout porté en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom peut aussi s'écrire Briest, Brietz, Briez. Son sens est incertain : peut-être celui qui est originaire de la Brie ou d'une des nombreuses localités appelées Brie. Autre possibilité : un diminutif avec aphérèse du nom de personne Aubry. Portée dans la Marne et la Meuse, la forme Briey paraît désigner celui qui est originaire de Briey, commune de Moselle.
Ouvry
Le nom est porté à la fois en Normandie (76) et en Auvergne (63). On le rattache généralement au mot "ouvrier", ce qui paraît douteux. A envisager une variante de l'ancien prénom Aubry, comme le suggère la forme normande Oubry."
Legrand
Un des noms les plus courants en France. Sobriquet désignant un individu grand. C'est dans le département du Nord qu'il y a le plus de Legrand, mais ils sont très présents en Normandie et en Picardie.
Ferrière
Patronyme fréquent dans la région lyonnaise, mais présent aussi dans de nombreuses régions. Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit (la) Ferrière, endroit où l'on extrait le fer, ou bien endroit où on le travaille. 43 communes françaises s'appellent (la) Ferrière ou Ferrières.
Lardet
Nom fréquent dans la Saône-et-Loire (également 01, 69). Diminutif du mot 'lard', ce devrait être le surnom d'un charcutier. A noter cependant l'existence de hameaux Lardet à Saint-Péray (07) et à Châteauneuf-du-Rhône (26), ou encore le Lardet à La Ferrière (85).
Charpentier
Il s'agit bien sûr d'un nom de métier dont le sens est suffisamment clair. Notons cependant que le latin carpentarius signifiait charron, mais le sens actuel est attesté dès le VIIIe siècle. Très fréquent en France, le nom se rencontre surtout à Paris, dans l'Aisne et dans la Marne. Diminutifs : Charpentreau, Charpenteau (85), Charpentron (16, 79).
Carpentier
voir Charpentier.
Le patronyme recherché a également été trouvé dans les définitions suivantes :
Bigeire
Vu la rareté du nom, il est difficile d'en connaître l'origine géographique précise, mais on rencontre la variante Bigeyre dans l'Ariège (également Bigayre en Catalogne). Désigne celui qui utilise une biga, le seul problème étant qu'en occitan comme en catalan le mot peut avoir de nombreux sens : le plus répandu est cependant celui de poutre, et il pourrait s'agir du surnom d'un charpentier.
Calvez, Le Calvez
Nom breton. Il s'agit d'un métier, le charpentier.
Chapuis
Très fréquent dans le Forez et la région lyonnaise, mais présent aussi dans d'autres régions, désigne un charpentier (ancien français chapuis, chapuisier), également celui qui fait les armatures de selles. Variantes : Chappuis (73, 74), Chappus (autrefois Limousin, Auvergne, Champagne), Chappuy (52, 69), Chapus (07, 26, 30), Chapuy (42, 71). Diminutifs : Chapuisat, Chapuiset, Chapuisot.
Cieslak
Nom polonais dérivé de Ciesla, qui correspond au métier de charpentier. Avec un autre suffixe : Cieslik.
Decarpentrie
Nom surtout porté dans le département du Nord. Variantes : Decarpenterie, Decarpentries, Decarpentry. Désigne celui qui habite le lieu-dit la Carpenterie (= la Charpenterie), atelier de charpentier ou de menuisier, ou domaine rural appartenant à un nommé Carpentier.
Deck
Nom alsacien. Le mot signifie toit et désigne le métier de couvreur (et, par extension, celui de charpentier).
Frustier
Nom rencontré en Gironde et en Languedoc (variante Frustié). Il semble s'agir d'une variante de Fustier (= menuisier, charpentier). On rencontre en effet parfois en ancien français les mots frutier et fruster avec ce sens.
Fuster
Nom de métier catalan , il s'agit du menuisier ou du charpentier, celui qui travaille le bois (latin fustis > fustarius).
Timmerman, Timmermans
Nom flamand qui correspond à un métier, celui de charpentier (timmer = maison en bois, mais sans doute au départ bois d'oeuvre).
Trabis, Traby
Origine incertaine. Peut-être un nom de métier, celui de charpentier, le mot trabe désignant au moyen-âge une poutre. Une tradition, dont je ne sais si elle s'appuie sur des preuves, voudrait que ce nom, rencontré dans la vallée de la Lentillà (66), soit d'origine italienne. Autre possibilité : un toponyme avec le sens de carrefour, croisée des chemins.
Zimmer, Zimmermann
Nom alsacien ou allemand signifiant chambre, habitation de planches, au départ bois d'oeuvre, puis maison de bois. Zimmermann désigne le métier de charpentier (variante : Zimmerman). C'est le sens qu'il faut sans doute donner le plus souvent à Zimmer, tout comme à ses dérivés Zimmerle (Zimmerlé), Zimmerlin et Zimmerer.
Decker
Fréquent aussi bien dans l'Est que dans le Nord, de l'Allemagne à la Belgique et aux Pays-Bas, correspond au métier de couvreur, éventuellement charpentier. Formes flamandes : Deckers, De Decker.
Wright
Très répandu en Grande-Bretagne, c'est un nom de métier, celui de charpentier ou de menuisier (vieil anglais wyrhta).
Carpenter
Correspond en anglais au métier de charpentier.
Ciesielski
Nom très répandu en Pologne. C'est un dérivé de Ciesla, qui correspond au métier de charpentier.
Biju
Surtout porté dans la Vienne et dans l'Indre-et-Loire, le nom est à rapprocher de Bijou (17, 85, 971), ou encore de Bijoux (59, 60, 974). Rien à voir en principe avec les bijoux, le nom n'ayant été introduit en français que vers le XVe siècle. Aucune solution ne semble avoir été apportée à ce nom, sinon, selon M.T. Morlet, un dérivé de Biges, rattaché par elle à l'occitan biga (petite poutre, perche), qui serait le surnom d'un mesureur ou d'un charpentier. Je ne suis hélas pas plus avancé, mais, en ce qui concerne le pays occitan, je pencherais plutôt vers un autre sens : biga (dérivés : bigos, bigot) avec le sens de houe à deux dents. Mais il y a de fortes chances pour que la solution soit tout autre, peut-être liée à la toponymie : plusieurs hameaux s'appellent le Bijou, notamment à Saint-Sauveur (86), à Barrou (37) et à Marcillac (33). Reste à trouver la signification de ce toponyme.
Capus
Surtout porté dans le Tarn, le nom peut désigner celui qui a une grosse tête (sens de l'adjectif occitan capus), ou encore par métonymie un bûcheron ou un charpentier (capus = billot, capusaire = charpentier). On trouve avec la même incertitude le nom Caput, qui pour sa part est rarement occitan, puisqu'on le rencontre surtout dans les Vosges. Le sens de grosse tête (éventuellement tête dure) est par contre certain dans les formes italiennes Caputo, Caputi, fréquentes dans le sud de la péninsule.
Doloire
Le nom est surtout porté dans le Loir-et-Cher. On le rencontre aussi en Guadeloupe et en Martinique (variante : Doloir). La doloire était au Moyen Âge une hache (latin tardif dolatoria), en particulier une hache de charpentier ou de tonnelier (ce dernier sens étant conservé aujourd'hui). Il devrait s'agir d'un surnom pour l'utilisateur de cet outil.


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