Brétigny-sur-Orge


Histoire de Brétigny


La découverte, en différents endroits, de plusieurs outils préhistoriques et protohistoriques ainsi que d'un dépôt votif prouve l'ancienneté de l'occupation humaine sur le terroir brétignolais. De nombreux établissements ruraux datant de l'époque gallo-romaine y ont été recensé, laissant imaginer une région à forte densité humaine dans un paysage d'openfield à la couverture forestière réduite.

Le haut Moyen Age nous est moins connu, même si les historiens discernent de probables réoccupations de villaeromaines par les mérovingiens et qu’une occupation plus forte à l’époque carolingienne semble avérée. Aux XIe-XIIe siècles, Brétigny apparait comme un terroir en défrichement. La trame de l’habitat formant les quartiers actuels se dessine déjà en grande parti, Au Moyen Age, le territoire brétignolais se découpe en deux paroisses, plusieurs seigneuries dont une principale dans un monde rural et agricole ou l’on cultive surtout des céréales mais aussi déjà un peu de vigne. Au XIVe-XVe siècles, Brétigny a beaucoup souffert des effets de la guerre de Cent Anas. Les chiffres de la population sont au plus bas, les deux églises en ruine et les paroisses considérées comme pauvres. De même, les guerres de Religion (XVIe siècle) et la Fronde (1648-1652) frappèrent durement les brétignolais et l’économie locale.

Pendant l’Ancien Régime, le territoire compte une dizaine de grosses ferme appartenant à de riches propriétaires et louées à de puissants fermiers, ainsi que quelques châteaux dont celui des seigneurs de Brétigny. La ville traverse sans trop de mal la période révolutionnaire.

En 1843, l'arrivée du chemin de fer coupe en deux la commune et apporte une certaine notoriété à la ville qui devient un nœud ferroviaire. Sa position stratégique lui vaut d'être occupée en 1870, puis en 1940, alors qu'un terrain d'aviation militaire vient d'être aménagé sur le plateau. La fin des années 1950 est marquée par le fort développement de la ville avec le triplement de sa population et la construction d'ensembles immobiliers. Les lotissements de l’entre-deux-guerres à Brétigny-sur-Orge.

Le dynamisme de l’urbanisation de la région parisienne pendant l’entre-deux-guerres est un vaste sujet dont les causes et les effets ont été souvent traités. La pénurie de logement à Paris, une législation peu contraignante et l’amélioration des transports ferroviaires sont des causes du développement des lotissements en banlieue. Ce mémoire présente le cas particulier de la commune de Brétigny-sur-Orge, située à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale, qui est moins lotie que d’autres localités de la Seine et Oise.

La consultation des archives communales et départementales, ainsi que les témoignages d’anciens lotis, permettent de constater de quel type d’urbanisation il est question pour la commune de Brétigny-sur-Orge.

L’habitat s’y est développé grâce aux lotissements dispersés suivant un axe nord-sud, de part et d’autre de la ligne de chemin de fer du Paris-Orléans. L’implantation de la gare à été déterminante pour la localité dans laquelle de nouveaux habitants se sont installés. Le peuplement des lotissements est du à un afflux massif de provinciaux vers la banlieue ainsi qu’un nombre non négligeable de personnes venant de la Seine et de la Seine et Oise. Brétigny-sur-Orge voit sa population se détourner peu à peu du travail de la terre, sans que celui-ci ne disparaisse complètement. Les lotis ont sont principalement des employées et des ouvriers travaillant aux Etablissements Clause et au chemin de fer.

Les sources écrites et orales montrent, d’une part la participation des lotis à l’aménagement de leur terrain, de leur pavillon, et la vie dans un lotissement, d’autre part les réactions face aux difficultés rencontrées. L’assimilation des habitants s’effectue à travers les relations de voisinage et de quartiers. La sociabilité entre les lotis se constate dans les loisirs qu’ils pratiquent ensemble. Ainsi l’accession à la propriété est rendu possible à une classe modeste qui, en partie grâce au chemin de fer a pu profiter de l’espace et de la nature, tout en restant proche de la capitale.

L'église Saint Pierre


L’église Saint-Pierre, ainsi que son curé et son cimetière, est mentionnée dès 1030, mais d’après certains blocs architecturaux et tessons de poterie, l’origine de l’édifice semble préromane. Agrandie au XIIe ou XIIIe siècle, endommagée pendant la guerre de Cent ans, l’église est restaurée au XVe et XVIe siècles. Composée d’un chevet plat, de trois nefs et d’un clocher surmontant un bas-côté, Saint-Pierre est une église typique de la région. Pendant l’ancien régime, c’est un lieu d’inhumation ; elle renferme en effet jusqu’à 250 sépultures. Au cours de la Révolution, l’église est vendue comme bien national et sert de cadre à des fêtes civiques ainsi qu’à l’élection de premier mire de Brétigny-sur-Orge. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, de gros travaux relatifs aux voutes, vitraux et peintures murales sont effectués.

Les Graines d’Elite Clause

Pendant près d’un siècle, l’histoire de la ville de Brétigny et Celle de Lucien CLAUSE sont liées.

Lucien CLAUSE, commerçant en graines à Paris depuis 1899, installe une graineterie à Brétigny-sur-Orge en 1899, à proximité immédiate de la gare. L’entreprise y exploite plus d’une cinquantaine d’hectares. D’acquisitions successives (les fermes du Mesnil et Maison Neuve) en construction progressives (en1911, la maison des Sorbiers et son jardin ; emblème de la réussite de l’entrepreneur) ; CLAUSE marque durablement la vie de Brétigny-sur-Orge. Au milieu du XXe siècle l’entreprise fait vivre près d’un millier de familles. 

La culture grainière rejoint sur le blason de la ville, le centre d’essais en vol et les activités ferroviaires, deux autres emblèmes du rayonnement de Brétigny aux franges de l’urbanisation. Mais, à partir des années 1980, les activités déclinent progressivement. Seul un rachat par le groupe LIMAGRAIN permet aujourd’hui de faire vivre une activité de production réduite et de développer la recherche. Pendant dix années, ce site d’une cinquantaine d’hectares ne sera plus qu’une vaste friche agro-industrielle en face de la gare et certaines parties des terrains seront régulièrement soumises à la spéculation immobilière. 

En effet, bien que non-constructible, le schéma Directeur d’Ile-de- France de 1994 pointe la qualité du site et des espaces naturels environnants et les désigne, pour l’avenir, comme zone à urbaniser. A partir de 1996, elle change de propriétaires jusqu’à être cédée à la communauté d’agglomération du Val d’Orge en 2002. Le projet d’amélioration prévoir la réalisation de 1650 logements « écologiques », d’équipements publics et d’un parc. La maison des Sorbiers et le bâtiment de tri avec ses machines, patrimoine technique exceptionnel, devraient être rénovés pour accueillir des équipements publics. Les vestiges des Etablissements CLAUSE rappellent l’importance des grainetiers et horticulteurs, modestes ou de renommée internationale.

Mon grand-père Joseph LAZARDEUX travaillant chez Clause marqué ou il y a une croix.





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