Avant-Propos
Il est toujours intéressant de rechercher les origines de sa famille,
ne serait-ce que pour savoir qui ont est exactement, comment peuvent s’expliquer, telles ou telles particularités physiques ou morales et, pour quiconque a un peut goût du passé, en raison de l’intérêt d’effectuer des recherches historiques permettant de conserver pour les générations futures le souvenir de certaines traditions.
Le fait de se livrer à des recherches généalogiques procure en outre des satisfactions analogues à celles que doit éprouver un policier qui recueille patiemment les différents éléments d’enquête lui permettant de résoudre l’énigme qui se pose à lui. Il faut croire que je n’étais pas le seul à avoir trouvé de l’intérêt à une reconstitution de la généalogie de notre famille, puisque Brigitte LAZARDEUX ma rejoint quelques temps plus tard.
En effet c’est tout à fait par hasard, un jour de 1990 en parcourant la rue de Saint-Pierre à Brétigny-sur-Orge en regardant la maison de mon grand-père Joseph à coté de l’église, ainsi que de la famille FORESTIER et de leurs abeilles, en y puisant dans mes souvenirs d’enfance heureux, pour avoir vécu en cet endroit que je décidais d’écrire l’histoire des LAZARDEUX. Nous nous préoccupons d’une manière générale de la généalogie ascendante et des Quartiers en partant de la date de naissance de notre grand-père Joseph. Suivant la méthode classique il suffit de remonter progressivement aux parents puis aux grands-parents et ainsi de suite. Ce travail est assez facile lorsqu’il s’agit des générations récentes puisque les mentions suivantes doivent dorénavant sur les actes de naissance
-Depuis 1987 lieu et date du mariage, du divorce
-Ou de remariage
-Depuis 1992 date et lieu de naissance des parents
-Depuis 1945 date et lieu du décès de l’intéressé
Il n’en est pas de même pour les générations plus anciennes, ou seuls figurent, et encore pas toujours, les parents et leur âge. La difficulté se trouve accrue du fait que les âges sont souvent inexacts, ainsi parfois même que les lieux de naissance portés sur un acte de décès, sans parler des différences d’orthographe. A mesure que l’on remonte dans le temps, les écritures sont d’ailleurs de plus en plus difficiles à déchiffrer, non seulement parce que les inscriptions s’effacent, mais aussi que l’écriture elle même, obligatoirement manuscrite, n’est plus celle en usage aujourd’hui et enfin parce que la rédaction des actes ne fait ressortir les données essentielles (nom, date et lieu de naissance, etc...). Il est dès lors souvent nécessaire de lire des pages entières pour découvrir un seul élément intéressant. On s’est en outre parfois trouvé en face de patronymes déformés nés à peu près la même époque et dont on ne peut absolument pas déceler lequel s’il y a un lien de parenté ou pas.
Cependant ses recherches auraient pu être beaucoup plus difficiles si certains membres de la famille étaient nés à Paris avant 1871, ce qui n’est apparemment pas le cas. On sait en effet qu’à cette date les archives de l’État Civil ont été complètement détruites lors de l’incendie de l’Hôtel de Ville par la commune. Certaines ont bien été reconstituées depuis sur la base de documents connus, de recherches auprès des cimetières, des études de notaires ou d’autres sources, mais ces reconstitutions ne sont qu’une minorité entreprise le plus souvent à la demande des familles pour de motifs étrangers à la simple généalogie.
En dehors de Paris, beaucoup d’états civils ont été aussi détruits à la suite de faits de guerre, d’incendie ou pour toute autre cause. Il est néanmoins possible d’effectuer des recherches même en dehors des Mairies si on se rappelle que :
-Les actes établis dans les paroisses avant 1792 sont en principe non seulement conservés dans les Mairies mais également aux Archives Départementales.
-Les actes établis entre 1792 et 1902 sont en principe conservé dans les Mairies et les Tribunaux d’Instances.
Il existe d’autre part des tables décennales qui facilitent grandement les recherches, on peut les consulter soit aux Archives Départementales soit, depuis 1902, dans les Maries et les Tribunaux d’Instances.
Il faut, dans de telles recherches, faire parfois preuve d’intuition. Il a été parfois nécessaire de recourir à l’aide certaines personnes qui tout en n’étant pas généalogistes professionnels, occupent leurs loisirs à effectuer des recherches dans les Mairies et aux Archives Départementales moyennant une rémunération généralement modique. Nous avons Internet et des sites de Généalogie avec des services d’entraide telle que FranceGenWeb et le fil d’Ariane. Ces concours ont été très précieux, notamment pour démêler l’écheveau des origines de la famille LAZARDEUX. Pour terminer, il faut rappeler les origines de l’État Civile en France. Ce n’est qu’en 1539 que, par l’Édit de Villers-Cotterêts, le Roi François 1er a rendu obligatoire l’inscription dans les paroisses des baptêmes, mariages et décès.
Antérieurement, certains curés seulement procédaient à de telles inscriptions et, en fait, seules les familles nobles conservaient elles mêmes trace de leur généalogie. En ce qui concerne notre famille, il est donc pratiquement exclu que l’on ne puisse jamais remonter au-delà de cette date. On peut s’en consoler si on se rappelle que les familles étaient généralement fixées depuis de nombreux siècles dans leur province, voire même dans leurs paroisses et que le fait de remonter plus haut n’apporterait sans doute que peu d’indications nouvelles et intéressantes. Sur le plan pratique Brigitte à tout consigné les renseignements progressivement acquis sur des fiches numérotées et je me suis mis sur informatique via un logiciel de généalogie tout à ses balbutiements de jeunesse avec ses nombreux problème de mise en route mais après les données fourni par Brigitte ont commencé à rentrer et c’est devenu une joie de voir son arbre prendre forme.
Chaque fiche numéroté et sa descendance comprend le nom, la date de naissance, le nom des parents, frères et sœurs, les mariages (nom du conjoint, date et lieu), les enfants, la date et le lieu du décès, les professions, etc....Chaque fiche reçoit un numéro 2 et 3 pour moi et pour Jocelyne, 4 pour Paul, 5 pour sa femme Louise BAILLOT, 6 et 7 pour les parents de Jocelyne et 8 pour notre Grand-père Joseph, etc...(c’est, en d’autres termes, le système de numérotation dit de Sosa-Stradonitz bien connu des généalogistes professionnels)
Quelques fiches ont été également établies pour les collatéraux connus. Il faut savoir, pour ceux qui désireront continuer ces recherches, que le système de notation généralement en usage et qui à été adopté est le suivant : le numéro d’un collatéral se présente sous la forme d’une fraction dont le numérateur est le numéro de l’ancêtre commun et dénominateur l’ordre de filiation dans les différentes générations à partir de l’ancêtre commun. Par exemple André LAZARDEUX qui est le 1er fils de Joseph LAZARDEUX lui-même 3ème enfant de Charles LAZARDEUX lui-même 3ème enfant de François LAZARDEUX lui-même 5ème enfant des ancêtres communs Claude LAZARDEUX et Anne BALLOUX (n° 64 et 65) aura pour référence 64 .65 /5.3.3.1
Nous souhaiterions que ces quelques indications aident ceux qui voudraient poursuivre ces recherches et les quelques traditions que nous avons pu recueillir des personnes des générations précédentes que nous avons connues soient jugées intéressante et suscitent le désir de les enrichir au cours des générations qui suivront.
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